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Et si le chien avait son mot à dire ? 21 Août 2014

Je n’arrive pas toujours à comprendre mes deux Humains. Surtout la femelle. Des fois, quand elle voit une voiture, elle panique comme si la fin du monde allait nous tomber dessus. Mais ce qui est le plus bizarre, c’est que ça ne lui arrive que quand je cours au milieu de la route. Pourtant, je sais ce que c’est, une voiture. Même qu’avant le voyage, je montais dedans ! Et mes Humains aussi d’ailleurs. Et puis quand je suis planté au milieu d’une route, la voiture qui passe, la plupart du temps elle ralentit ou elle s’arrête. C’est même déjà arrivé qu’une fenêtre s’ouvre, qu’une main en sorte, et que je reçoive tout plein de caresses ! Bon c’est vrai qu’une fois, il y a une voiture qui m’a touché un peu fort, j’ai bahulé de surprise, mais en vrai, j’ai même pas eu mal. Alors franchement, pas de quoi avoir peur. Et vous savez quoi ? Ils en ont tellement peur, des voitures, mes Humains, que dès qu’on arrive sur une route où il y en a beaucoup, il m’attachent ! Oui, oui, vous avez bien entendu, ils m’attachent ! À la remorque ! Pffft... La barbe. Bon, pour leur faire plaisir, je marche bien sagement entre les deux roues de cette fichue remorque.

Ça va quand même. Il y a un seau d’eau accroché à ma portée, comme ça, si j’ai soif, je peux boire à volonté.

« Eh ! Oh ! C’est que j’ai envie de faire pipi, moi ! Et là, je peux pas ! Vous pourriez pas vous arrêter deux minutes, quand même ? »
Ah ! Ça y est ! Ils ont compris ! Enfin !!! C’est pas trop tôt !
Un jour, y’a une voiture qui nous a doublé, qui s’est arrêtée devant nous, et une humaine en est sortie furibarde ! Elle a dit à mes Humains qu’ils allaient avoir des ennuis avec la S.P.A. (Vas-y, vas-y, cause ! Ils vont peut-être avoir la trouille et me laisser courir libre tout le temps ? Pfft, tu parles ! Ils ont bien plus peur des voitures que de la S.P.A.!)
Bon, c’est vrai que de toute façon, elle n’y connaissait rien, celle-là. Si je tire la langue, c’est pas du tout parce que je suis fatigué. C’est juste qu’un chien, ça sue par la langue. Tout le monde devrait savoir ça. D’ailleurs, ce qui m’embête, quand je suis attaché, c’est justement qu’il faut marcher tout lentement, et tout régulièrement, au lieu de cavaler à droite et à gauche. C’est pourquoi dès qu’on se trouve sur une toute petite route et que mon Humain me détache, ça y est, je me mets à caracoler partout. Fatigué, moi ? N’importe quoi !
Bon, quand même, au bout de quinze ou vingt kilomètres, quand on s’arrête, je m’affale sous la roulotte... et je roupille !

Ce que j’aime le plus, c’est l’eau ! Dès que je vois une flaque, une mare ou une rivière, il faut que je me plonge dedans !

Et ce que j’aime aussi, ce sont les grattouilles et les chatouilles, et toutes les sortes de caresses que me prodiguent les humains de rencontre. Les miens, d’Humains, ils râlent (comme d’habitude). Si j’ai bien compris, ils voudraient que je grogne ou que j’aboie quand un de leurs semblables s’approche de la roulotte. Alors là, je vois vraiment pas pourquoi je ferais ça ! Si j’aboie, les humains qui nous rendent visite risquent d’avoir peur ! Et s’ils ont peur, ils ne viendront pas me caresser ! Ah non ! Je ne veux pas renoncer à ce plaisir-là !

Je vais même vous confier un secret : un jour, quelqu’un a conseillé à mes Humains, pour m’apprendre à aboyer, d’aboyer eux-mêmes dès que quelqu’un s’approche ! Pour me donner l’exemple ! Si, si, j’vous jure, j’ai entendu ça de mes propres oreilles ! Eh ben vous savez-quoi ? Ils ont jamais osé le faire ! Ils ont trop peur d’avoir honte ! Alors pourquoi faudrait-il que je le fasse, moi ? Hein ? Je vous demande un peu !
Les seules fois où je fais entendre ma grosse voix, c’est quand je vois passer un copain et qu’on me refuse le plaisir d’aller jouer avec lui. Là, c’est un peu embrouillé, dans ma tête. Je comprends pas tout. Des fois, j’ai la permission de jouer avec les copains, et des fois pas. J’vous jure, ces Humains, c’est d’un compliqué !
Peut-être que je commence à piger un peu. Là où on s’arrête pour plusieurs jours, j’ai le droit de jouer avec le copain qui habite ici. Vous voyez ?

Heureusement, quand je n’ai pas de copains chiens pour jouer, j’ai les copines juments. Elles, au moins, elles sont toujours là.

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Il faut quand même que je vous raconte que mon Humaine est très très fière de moi !
Voilà l’histoire :
J’étais attaché à la roulotte (toujours à cause de cette idiote de peur des voitures : hier, alors que je profitais d’un instant de liberté pour rendre visite à un copain de l’autre côté de la route, Ils se sont encore affolés !)
Remarquez, pour tout avouer, je ne m’y trouve pas trop mal. C’est mon petit coin à moi, regardez :

Donc, j’étais attaché à la roulotte et je faisais semblant de dormir, mais j’ai bien vu que mon Humaine s’éloignait, et qu’elle allait se planquer derrière un arbre. Quand elle fait ça, j’ai bien eu le temps de le remarquer, ça veut dire qu’Elle laisse souvent derrière Elle une friandise. Quand même, il faut gratter un peu, parce qu’Elle a la sale manie de la cacher sous le sol, cette friandise, je me demande bien pourquoi. Mais bon, même enrobé d’un peu de terre, c’est très bon. Quelquefois, il n’y a rien à trouver. Pourtant ça vaut quand même le coup d’aller y voir. Donc, je mémorise bien l’endroit d’où je La vois revenir.
Un peu plus tard... Elle est dans la roulotte. Lui, Il me détache. Aussitôt, truffe au sol, je me précipite vers le lieu où... Mais là, stop ! Y’a un truc par terre, un machin bleu, qui sent fortement l’odeur de mon Humaine. Ça doit sûrement Lui appartenir. Il faut que je Lui ramène ça, tout de suite ! Je ramasse délicatement l’objet dans ma gueule, et tout fier de moi, je reviens à la roulotte. Et là, mon Humain se met à me crier dessus ! Il est fou !
« Qu’est ce que tu fais avec ça ? Donne, tout de suite ! »
Voilà, voilà, pas la peine de râler, c’était pour le donner que je le ramenais !
Je l’entends qui dit : « Anne ! Le toutou avait chipé tes lunettes ! »
Alors, là, mon Humaine a réagi au quart de tour !
« Mes lunettes ? Elles étaient dans la poche de ma chemise ! J’ai dû les laisser tomber quand je suis allée faire pipi ! Tu sais bien que c’est très compliqué avec ma patte folle ! (il faut que je vous explique : Elle s’est cassé un bras, et ce bras est tout emberlificoté dans une espèce de truc blanc super dur, ce qui la rend très maladroite !) Oh ! Et il les a trouvées et rapportées ? Mais c’est super, ça, mon chien ! »
Et voilà qu’Elle descend de la roulotte, et qu’Elle me câline, et qu’Elle me fait des papouilles ! J’adore ! Mon pauvre Humain est tout penaud ! Il s’excuse platement. Ben oui, mon vieux, faut réfléchir un peu, avant de rouspéter !

Ne croyez pas que je suis sans cesse attaché. Dès que mes Humains vont se promener, ils m’emmènent avec eux. Sur les chemins, je cours en liberté, mais attention ! J’ai intérêt à rappliquer aussitôt qu’Ils m’appellent ! Parfois, si une grande prairie s’ouvre devant moi, je galope comme un fou, je saute, je joue avec tout et n’importe quoi : un brin d’herbe, un morceau de bois, un caillou... Il m’arrive de prendre l’arrêt quand une odeur délicieuse vient me chatouiller la truffe.
Ce que j’aime moins, c’est quand Ils m’emmènent dans les villages. Là, c’est laisse obligatoire. Et quand Ils rentrent dans un magasin ou qu’Ils visitent un monument, Ils me laissent attaché dehors. Et voilà ! On y revient ! Encore attaché ! Ils ont beau m’expliquer que c’est pas de leur faute, que certains endroits sont interdits aux chiens, je trouve que c’est exagéré.

Je vous avais déjà dit que je suis un super costaud ? Si les copines Océane et Noé tombent malades, je pourrai toujours les remplacer. Vous me croyez pas ? La preuve :

Les remplacer ? Enfin... Bon... Euh... À vrai dire, pour dire vrai, en vrai de vrai quoi, enfin bref, j’y tiens pas trop, à les remplacer. C’était peut-être un peu trop d’esbroufe de ma part. Parce qu’elles se sont blessées pour de bon, les copines. En fin de compte, heureusement que mes Humains n’ont pas trop cru à mes vantardises ! Mais en tout cas, mes juments, je les protège, je les surveille, je leur fais des bisous sur le bout des naseaux pour les réconforter. Parce que là, je sens bien qu’elles ont très très mal, et ça me rend tout triste...

Ce que j’aime beaucoup, dans ce voyage, c’est que de temps en temps, on rencontre des enfants. Alors là, j’adore ! Avec eux, au moins, on peut jouer ! Mais vous savez, il faut quand même que je fasse un peu attention avec mes grosses pattes. Il paraît que c’est assez fragile, un enfant.

Vous savez-quoi ? Chaque fois qu’on s’arrête quelque part, je creuse des trous. Je fais croire à mes Humains que je cherche du pétrole pour faire la fortune de leurs hôtes. Comme ça, ils ne rouspètent pas trop. Ils trouvent que ça part d’un bon sentiment, même si ça les enquiquine de reboucher mes sondages avant leur départ. Parce que bien sûr, j’en découvre jamais, de ce fichu pétrole !
Chut ! Je vais vous confier un secret. En réalité, j’ai deux bonnes raisons bien égoïstes de creuser.
Je creuse sous la roulotte, là où je dors, des couches bien rondes et bien douillettes où je peux me rouler en boule pour me reposer.
Ou alors, je creuse, je creuse, je creuse en grattant comme un fou, parce que ça sent si bon la taupe ou le campagnol !!! Comme là, vous voyez ?

Bon, allez, j’arrête un peu de bavarder, maintenant. Salut ! Je vous raconterai plus tard la suite de nos aventures...

Altaï, 20 Août 2014 (un petit peu aidé par la Anne)

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