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Les jeux de la Montagne Bourbonnaise, le 3 Août 2014

Petit rappel géographique :
la montagne Bourbonnaise s’adosse aux Monts de la Madeleine vers l’Est et aux Bois Noirs vers le Sud. À l’Ouest et au Nord, elle descend doucement vers les plaines du Bourbonnais. On y trouve surtout des prairies pâturées par des vaches Charolaises, parfois quelques Salers. Elle est couverte d’un vaste manteau forestier composé essentiellement de sapins, d’épicéas et de hêtres. Son point culminant s’appelle le Puy de Montoncel (1287 m)

3 Août 2014 : Grands Jeux de la Montagne Bourbonnaise, 49 ème édition !!!!

Ces jeux très anciens qui mettaient en compétition les villages de la montagne (les hommes doivent prouver leur force, leur virilité, leur aptitude au travail, n’est-ce-pas ?) avaient disparu. Il ont été remis à l’honneur voici 49 ans par une bande de nostalgiques, sans doute, de la vraie valeur des hommes ! Et depuis 49 ans, tous les ans, fidèles au poste, une vingtaine de villages de la Montagne Bourbonnaise se disputent l’honneur et la gloire de devenir le Grand Vainqueur de l’année.
L’animation musicale est assurée par un petit jazz-band Bourbonnais ma foi pas mauvais du tout. C’est beaucoup mieux que les horribles musiques d’une affligeante banalité, balancées par hauts-parleurs infects interposés, qu’on nous impose habituellement dans ce genre de manifestation !

À noter : dans les deux épreuves reines (tir à la corde et bûcheronnage) aucune femme. Au traditionnel jeu de quilles, nous n’en n’avons pas vu non plus, mais nous n’y sommes pas restés en permanence. Il faut préciser quand même que la boule lancée pèse 12 kilos !


Puisque l’occasion nous était proposée d’aller admirer les hommes forts de la montagne, nous n’allions pas la refuser. Coincés pour coincés à Trézelles (qui n’appartient pas à la montagne Bourbonnaise, mais à la plaine Bourbonnaise, et qui est donc exclue des jeux), autant en profiter pour mener à bien une intéressante étude ethnologique des mœurs de la région !
Et admirez un peu cette musculature ! Cette démonstration de puissance ! Tout au long de l’après-midi, les équipes mâles des villages se sont affrontées au tir à la corde. Avec huitièmes de finale, quarts de finale, demi-finale, et pour terminer, bien sûr : LES PLUS FORTS !!! Il y avait aussi les quarts de finale, etc... de la « consolante », qui se disputaient entre les perdants de la première manche. Le poids total de chaque équipe était annoncé au micro. Certaines équipes totalisaient plus de cinq cent kilos. Sachant qu’il y avait 5 hommes par équipe, on vous laisse calculer le poids moyen de chaque tireur !

Le concours de tir à la sarbacane semblait par contre plutôt majoritairement féminin. Était présente la triple championne de France de tir à la Sarbacane, qui fait la fierté de son patelin Bourbonnais : c’est une très courageuse jeune fille, Lucie, myopathe, qui se déplace en fauteuil roulant. Elle vit avec un punch et un moral qui sortent de l’ordinaire.

Chaque année, c’est le village vainqueur des jeux précédents (cette année Le Breuil) qui a l’honneur et la lourde tâche d’organiser les jeux sur son territoire. Le village organisateur doit inventer deux épreuves où s’affronteront les futurs champions, enfants et jeunes adolescents. Ici, pas de discrimination sexiste : des filles et des garçons !
Le village du Breuil a donc mis au point d’abord un jeu cavalier intitulé « le trésor de Mandrin » (apparemment, le tristement célèbre Mandrin est une gloire locale ; il y a a non loin d’ici une fontaine baptisée « fontaine de Mandrin)
Le-la concurrent-e (âgé de huit à douze ans) doit effectuer, monté-e sur son poney un parcours semé d’embûches, arriver à un endroit où se trouvent cinq balles, lancer ces balles en direction de figures humaines à faire tomber, puis retourner au trot à son point de départ. Chaque coup réussi donne droit à un « lingot » du trésor de mandrin. Chaque équipe compte deux enfants et a droit au maximum à six lingots. En cas d’ex-equo sur le nombre de lingots, c’est le temps qui départage.

Le deuxième épreuve mise au point par les organisateurs du Breuil se nomme « meunier ne dort pas » L’équipe organisatrice a construit pour l’occasion quatre jolis petits moulins à eau. Se joue aussi par équipe de deux. Ce sont des adolescents, d’environ douze à quinze ans.
Un jeune meunier ouvre les vannes du moulin pour faire couler l’eau qui entraîne la roue, puis part en courant avec un sac vide dans les mains. Divers obstacles parsèment sa course. Il doit ensuite charger ses épaules d’un sac plein, et revenir vers son point de départ, toujours en rencontrant des obstacles sur son chemin. Son coéquipier démarre et exécute le même parcours. À l’arrivée, il doit fermer l’eau. Si un obstacle est raté ou mal franchi, le concurrent doit retourner devant l’obstacle et recommencer. C’est le temps qui compte. Les deux jeunes vainqueurs ont pulvérisé en 54 secondes le record précédent de 1 minute 17 secondes. Voyez comme ils sont heureux ! Ouais !!!On est les plus forts !!!

Et enfin, pour finir, arrivent en lice ceux que j’attendais avec impatience : les bûcherons ! Voici les arbres qu’ils devront abattre à la hache.

Ce sont des troncs de jeunes pins. Marqués de rouge en bas et au milieu, et de trois traits bleus de part et d’autre de la marque rouge centrale. Les bûcherons travaillent par équipes de cinq.
L’un doit abattre l’arbre à la hache sur la marque rouge peinte à la base. Il a le droit de pousser l’arbre avec ses mains pour le faire tomber. Une fois l’arbre au sol, le deuxième bûcheron doit le couper au centre, à la hache, sur la deuxième marque rouge.

Vient ensuite le tour des deux scieurs, avec leur passe-partout (scie qui se manipule à deux hommes) : ils doivent scier le tronc, tandis que deux autres membres de l’équipe le maintiennent, à l’emplacement des traits bleus. Ce qui donnera huit bûches de cinquante centimètres.

Après quoi, il faut traverser tout le terrain en courant, les bûches sous le bras, pour aller les entasser dans le bûcher. Le tout, chronométré. Record à battre depuis que les jeux existent : 2 minutes, 14 secondes. Record aujourd’hui : 2 minutes, 19 secondes. Je ne suis pas persuadée qu’on irait beaucoup plus vite avec une tronçonneuse ! Et ces gars-là, ce n’est pas leur métier, même s’ils s’entraînent un peu. J’imagine la vitesse à laquelle devaient abattre les bûcherons professionnels autrefois. Des petits bouts d’arbre comme ça, pour eux, c’était sûrement de la rigolade ! Bon, pour un gros chêne bien dur, il est certain que la tronçonneuse doit facilement pouvoir prouver sa supériorité...

Dis-donc, mon Oswald ! T’as vu ces Hommes, ces Mecs, ces Vrais, ces Durs, ces Musclés ? Tu veux pas en prendre de la graine ???

Anne, 4 Août 2014

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