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Fête à Deux-Chaises le 13 Juillet 2014

Voilà, on aimerait bien vous faire partager un peu ce moment très convivial que nous avons vécu à Deux-Chaises, dans l’Allier. Les organisateurs le nomment : « la chaîne du pain ». Cette manifestation a lieu chaque année, le deuxième dimanche de Juillet. Démonstrations de travaux agricoles à la traction animale, cuisson du pain, le rémouleur et sa petite charrette tirée par un bourricot, métiers artisanaux... Le tout dans une ambiance bon enfant très sympa. Le matin, la pluie était au rendez-vous, le grain (orge) était mouillé, donc la moisson n’a pas pu se faire, ni la mise en route de la batteuse, bien entendu. L’après-midi, le temps était nuageux et humide, mais la pluie s’est arrêtée. Nous avons donc assisté à la fenaison (fauchage, fanage, andainage, ramassage à la fourche et chargement de la chassine.) Bien sûr, le foin ne servira pas à grand chose, à part l’effet de démonstration : il est bien humide, lui aussi ! Le labour était assuré par deux chevaux Ardennais magnifiquement éduqués, et deux impressionnants bœufs Salers qui travaillent superbement bien. Deux jeune vaches Aubrac, qui avaient déjà l’expérience de divers travaux agricoles mais qui n’avaient jamais labouré ont exécuté ce jour-là leur premier labour, et s’en sont tirées avec honneur.
Cuisson de pain et de brioches toute la journée, dans un four à pain à roulettes !
Deux-Chaises ne se trouvait pas sur notre route, mais les affiches vues au Montet nous avaient alléchés. C’est pourquoi nous pouvons vous offrir ces quelques images d’une journée inoubliable. Et qui nous a réconfortés. Non seulement les vieux savoirs ne sont pas tous perdus, mais il existe des jeunes pour prendre la relève !

Voici d’abord le rémouleur. Autrefois, il se déplaçait de village en village, avec sa petite voiture tirée par un bourricot.

Nous avons découvert ici un système pour mouiller la meule que nous ne connaissions pas. Nous avions déjà vu un bac à eau sous la meule. Ici, c’est une corne de vache, percée d’un petit trou, qui distribue l’eau goutte à goutte sur la meule.

L’aide tourne la meule avec une manivelle, tandis que le rémouleur aiguise.

Après quoi nous avons l’honneur de vous présenter ces deux bœufs Salers d’une gentillesse émouvante, impressionnants de force tranquille.

Superbe labour, calme et régulier. Leur propriétaire est âgé de 83 ans ! Bon pied bon œil, il travaille toujours avec ses bêtes.

Il transmet son savoir et ses compétences à plus jeune que lui. Relève assurée.

Remarquez bien : l’un des bœufs doit marcher dans le sillon, l’autre à côté.

Pour la fenaison, les deux bœufs sont attelés à la faucheuse, puis à la grosse charrette qui permet de rentrer le foin en vrac, que l’on appelle chassine.

Et ensuite ? Voici une brave jument de 21 ans, qui reste attelée, seule, non attachée, sans bouger, sans aucune surveillance. On nous explique que tant qu’il n’y a personne aux guides, elle sait qu’elle ne doit pas bouger. Bon. Les nôtres ont encore quelques progrès à accomplir ! Elle a été attelée entre autres à la faneuse.

J’ai parlé de deux Ardennais, les voici dans toute leur splendeur. Un travail parfait !

Et pour revenir aux bovidés, voici deux charmantes demoiselles. Deux jeunes vaches de race Aubrac, qui exécutaient aujourd’hui leur premier labour. Difficulté : comprendre que l’une doit marcher dans le sillon et pas l’autre. Jusqu’alors, dans les travaux qu’elles exécutaient, elles se trouvaient à la même hauteur. Le décalage les gêne au début, mais elles comprennent vite. Bravo les jolies !!

Le jeune cheval à la faneuse, lui, n’était pas si facile à manier, et donnait un peu de fil à retordre à son conducteur. Pour comble, la faneuse est tombée en panne. Quelque chose de coincé, ou je ne sais quoi. Dommage. C’est un instrument assez rigolo à voir fonctionner.

Laissons quand même une petite place aux ânes. Outre celui du rémouleur, il y en avait un autre, attelé à une charrette légère, qui promenait les enfants dans la fête.

Le four à pain valait bien quelques photos, lui aussi !
Il a été construit par les bénévoles organisateurs de la fête voici plusieurs années. C’est un vrai four à pain, en briques, construit directement sur cet énorme châssis porte-canon, récupération de l’armée. Il sert trois fois par an, pour trois manifestations différentes

Et pour finir, quelques merveilleux portraits de paysans...


Anne, 15 Juillet 2014

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