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Tétiguienne et palsambleu, cela va-t-il s’arrêter un jour ? 19 Août 2014

Il était une fois...
Et une fois il n’était pas. (Ceci pour conjurer le mauvais sort.)

C’est sûr et certain, notre voyage se transforme en un véritable conte de fées !

Il était une fois la méchante fée Carabosse, qui pour une raison de nous inconnue, avait décidé que ce voyage n’avait pas lieu d’être. Vengeance contre quelque acte que nous aurions commis (fort involontairement), et qui lui aurait
déplu ? Pure méchanceté de sa part ? Peu importe ! En tout cas, la grincheuse était bien décidée à nous mettre les bâtons dans les roues.

VERTUDIEU ! Il y a fort à parier, se dit-elle, qu’en enlevant à cette imbécile prétentieuse (la Anne)l’usage de ses jambes, elle ne pourra jamais mettre à exécution son invraisemblable projet. Voici pourquoi elle incrusta un grain de folie dans la tête de deux braves mulets qui n’avaient jamais rien demandé. Accident ! « Eh ! Eh ! Eh ! Voici la Anne avec une vertèbre fracturée ! Elle ne marchera plus jamais ! »

HEUREUSEMENT, il était une fois la bonne fée Neyrelle, qui on ne saura jamais non plus pourquoi, avait décidé de protéger les deux aventuriers. Elle n’était pas douée de la capacité de contrer par avance les maléfiques projets de Carabosse. Cependant, elle pouvait au moins (en faisant tournoyer dans sa main droite sa baguette magique) en atténuer les effets. C’est ainsi que la Anne eut seulement à subir une petite opération réparatrice, et qu’elle put bientôt de nouveau cavaler sur ses deux souliers.

JARNIBLEU ! La fée Carabosse, dépitée, plaça quelques temps plus tard un joli caillou devant la Anne pour la faire trébucher. « Eh ! Eh ! Eh ! Ça va lui faire les pieds »

HEUREUSEMENT, la bonne fée Neyrelle put amortir le choc, et la Anne n’eut à subir qu’une petite fissure du tendon sous-épineux (épaule gauche.) Il ne lui fallut que trois mois pour la réparer, avec l’aide efficace et sympathique d’un gentil kinésithérapeute.

TÉTIGUIENNE ! La fée Carabosse ruminait dans son coin sa vengeance. Elle ne savait plus trop qu’inventer. Finalement, il lui vint à l’esprit d’apprivoiser un adorable et minuscule cytomégalovirus.

Dès qu’elle eut acquis sur lui quelque pouvoir, elle l’envoya se nicher dans le corps de la trop coriace Anne, avec ordre de se dupliquer aussi vite que possible. Voici la Anne atteinte d’une incommensurable et incompréhensible fatigue. Et pour parfaire son vilain travail, Carabosse (ne me demandez pas comment elle s’y prit : cela reste un vrai mystère) transforma une brave petite varice (qui se tenait fort sage depuis fort longtemps) en une vilaine thrombose. Tout ça, juste avant la date prévue pour le départ.

HEUREUSEMENT, cette fois, la bonne fée Neyrelle n’eut pas le temps d’intervenir. La Anne avait décidé de partir, et elle partirait ! Na ! Quitte à se doper au Guronsan (formule magique) pour contrecarrer la fatigue, et à se piquer elle-même le ventre chaque jour avec un anticoagulant, pour contrecarrer la thrombose.

SCROGNEUGNEU ! la fée Carabosse décida de se venger sur la roulotte. D’abord, elle fit craquer les ressorts de suspension.

HEUREUSEMENT, la bonne fée Neyrelle chuchota à l’oreille d’un Éric, au cours de son sommeil, que nous avions grand besoin de secours. Alors Éric apparut aux voyageurs, et il répara (d’un coup de sa baguette de soudure) les ressorts de suspension.

PALSAMBLEU ! Carabosse n’avait pas dit son dernier mot : elle s’en prit aux freins de la pauvre roulotte qui ne lui avait pourtant jamais manqué de respect.

HEUREUSEMENT, Neyrelle veillait encore. Elle plaça sur la route des roulottiers un Valery, mécanicien expert, qui répara le malheur avec un incomparable brio.

CORNE DE BOUC ! Carabosse était bien décidée à ne pas lâcher le morceau ! Elle se dit que peut-être, ce serait plus facile de s’en prendre à cet Oswald-là. En tout cas, ça valait la peine d’essayer. Tandis qu’Oswald, tout bravement et gentiment, montait un adorable petit garçon sur le dos de Noé, Carabosse chuchota à l’oreille de la gentille jument une grossièreté si horrible, que la pauvre Noé en oublia de regarder où elle posait les pieds. Et voilà Oswald avec le gros orteil blessé, saignant et prenant de belles couleurs violacées.

HEUREUSEMENT, in extremis, de son gracieux coup de baguette, la gentille Neyrelle parvint à éviter le pire. Coucouche panier, la Carabosse Na na na na nère ! Seulement une journée d’arrêt, ton vilain coup manqué !

CARABISTOUILLE ! se dit La vieille Carabosse, je n’ai plus qu’une chose à essayer : m’attaquer directement à leurs juments.
Et alors, d’un souffle maléfique, elle fit glisser Noé dans une côte bien pentue. Courageusement, Noé continua son chemin... Pauvre Noé ! Une heure après avoir été dételée, la voilà incapable de poser par terre son postérieur.

HEUREUSEMENT, Neyrelle, la douce Neyrelle, veillait toujours. Elle qui savait s’infiltrer dans les rêves des humains, elle sut persuader un Gérard, ostéopathe spécialiste des vaches et des chevaux, de venir s’arrêter devant notre roulotte. Et il fut magique, lui aussi, ce Gérard-là ! De la sciatique de notre Noé, il ne fit qu’une bouchée ! Et voici notre jument, toute fringante, reprenant gaiement la route.

JARNICOTON ! Ce coup-ci, Carabosse se mit vraiment en rogne ! « Non ! Il ne feront pas une étape de plus. On va voir ce qu’on va voir ! » Et voilà qu’elle s’en reprend après la Anne en lui faisant casser le radius, là, juste au-dessus du poignet, et le droit s’il vous plaît, en pleine route, en plein chemin, quand même, ça va bien finir par l’arrêter, cette cornichonne !

HEUREUSEMENT... Eh bien cette fois, figurez-vous, Neyrelle fut un peu prise de court. Des tas de personnes gentilles et serviables prirent en main le destin de la Anne. La fée Neyrelle n’eut pas besoin de s’immiscer dans le sommeil d’un ambulancier. Un vulgaire coup de téléphone suffit pour faire l’affaire.

Deux semaines de repos, et en route ! Tant pis pour le poignet encore immobilisé dans un carcan de résine. Je te mets au défi, cette fois, méchante Carabosse, de nous empêcher de rouler !
Erreur fatale ! On ne défie pas une fée, surtout quand elle s’appelle Carabosse !

MORBLEU ! Horreur et monstruosité, la Carabosse qui avait su incruster la folie dans la caboche des mulets, n’éprouva aucune difficulté à insuffler le même maléfice dans celle des juments. Voici nos deux douces et gentilles parties dans un galop fou, sur le macadam. Retrouvées une demi-heure plus tard, tête basse, toutes penaudes... Et gravement blessées.
Panique. Cette fois, la Carabosse avait gagné. Le vétérinaire semblait perplexe. Il parla de myopathie dûe à l’effort démesuré. Il parla d’une éventuelle fracture de phalange. Il supposa qu’un tendon pourrait être gravement endommagé...

HEUREUSEMENT, une fois encore, la merveilleuse fée Neyrelle sut contrecarrer la sinistre malédiction... Elle ne put empêcher les blessures, mais elle intervint juste à temps pour en atténuer la gravité. Pour Océane ce ne sera « que » un abcès sous le sabot.

Pour Noé ce ne sera « que » une grosse déchirure derrière le coude (quelques points de suture, et il n’y paraîtra plus).

Bon, quelques petites plaies et contusions par-dessus le marché, mais sans grande gravité. Une dizaine de jours de repos devraient venir à bout du malheur.

Oh ! Carabosse, Carabosse !! As-tu enfin compris que nous jouissons d’une protection qui nous suivra jusqu’au bout du voyage ? As-tu enfin compris que tes maléfices ne serviront à rien ? Allez, s’il te plaît, laisse-nous tranquilles, désormais. Ça sert à quoi ? Que t’avons-nous donc fait ?

Oh ! Neyrelle, Neyrelle !! Un grand merci pour la protection que tu nous accordes ! Ne nous abandonne pas.

Les fées vont-elles écouter nos prières ????

LE PREMIER TOME S’ARRETE TOUJOURS EN PLEIN SUSPENSE.
POUR LA SUITE IL VOUS FAUDRA ATTENDRE LE PROCHAIN VOLUME........................

Anne, le 19 Août 2014

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