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Des Rats et des Guimbardes. 06/08/2014


Dans les douces campagnes de la France profonde on rêve encore.

Étranglé par le Crédit Agricole, garrotté par les quotas et les règlements de Bruxelles, le plouc, si fier jadis, s’est réfugié dans la nostalgie du Bon Vieux Temps.

Il s’y prélasse, quand enfin lui reste un de ces rares moments au cours desquels il est libre de souffler. Libre de respirer et de se divertir.
Un peu. Pas plus, car il est débordé de travail.

C’est la fête cantonale, la fête du village ou tout simplement la fête patronale où il rencontre ses semblables pour râler et pour affabuler, avant de se perdre dans le paradis de la convivialité.

De quoi rêve-t-il ? En quoi consiste ce Bon Vieux Temps auréolé d’un halo doré ?

Nous avons pu l’admirer lors de la « Fête du Pain » à Deux-Chaises (16), une petite bourgade au centre de la France :

Des vieux tracteurs, des fossiles d’anciennes machines agricoles qui, quel miracle, fonctionnaient encore ! Même des bœufs attelés devant un brabant (charrue à socs inversables). Ça va plus vite, car, en faisant le retour, on re­tourne la terre également !


Du temps gagné ! Ah, oui, du bon vieux temps. . .

Moi, je trouvais tout ça merveilleux, et ça me rappelait mon enfance, et ça me faisait rêver aussi.
Et c’est exactement à ce moment là que je suis tombé des nues :
Ne me languissais-je pas tout bonnement de l’époque des précurseurs de la présente dévastation de nos paysages ?
La disparition du bocage, la submersion des sols par les herbicides, les en­grais, les gros engins qui écrasent les dernières traces de la vie sauvage dans les campagnes. Bref, le royaume de Monsanto et de Bayer. . .
Et je me sentais comme un rescapé qui hait la peste, mais qui rêve des rats annonciateurs.
Ou peut-être faudrait-il s’arrêter à temps sur ce chemin erroné ? Ce serait ça, le bon sens ? De s’arrêter à temps ?
Mais des fois j’ai l’impression que nous ne sommes pas sur un chemin du tout.
Nous galopons sur une piste, une piste de course.
Personne ne se pose la question de savoir OÙ elle mène. Tout le monde se demande QUI va gagner. Et les mises atteignent des sommes faramineuses, et on en est fier.

Bon, il existe bien quelques égarés ça et là qui crient et qui gesticulent. J’espère qu’il y en aura deux ou peut-être trois et demi qui sauront changer nos consciences pour tenter d’entraver cette course folle. Souhaitons seulement que cette entrave ne sera pas nommée cataclysme, catastrophe ou guerre.
Une chose est sûre : La Course s’arrêtera forcément un jour.

Seule incertitude : quand ? et comment ?
oswald

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