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Arnaque ! 26/06/2014

Quand l’habit ne fait pas le moine.
Ou comment se faire bêtement délester de 60 euros.

Au matin du 26 juin, par une jolie matinée bien ensoleillée, nous quittons tranquillement notre halte prolongée à Ville pour nous diriger vers Crevant.
Nous marchions tranquillement sur l’une de ces routes assez étroites et sinueuses du Boischaut Sud, quand une voiture arrive en face de nous. Je gare les juments sur le bas-côté droit. Elles s’arrêtent tranquillement. La voiture nous croise... et arrache l’écarteur fixé à la remorque, pourtant bien visible (c’est fait pour), d’un beau rouge pétant, avec drapeau rouge, rubans rouges et mâchoire de sanglier rouge.

Nous avons placé là cet écarteur (qui déborde de 50 cm) justement pour que les voitures passent un peu au large et ne nous effleurent pas de trop près. Il s’arrache facilement en cas de contact, pour éviter la casse. Quelle maladroite, celle-là, me dis-je en pestant un peu contre la conductrice, qui continue tranquillement son chemin. Oswald descend de la roulotte, ramasse l’écarteur et le range. On le remontera à l’étape.
Environ deux kilomètres plus loin, nous voyons une dame plantée au milieu de la route, devant nous, avec sa voiture garée sur le bas-côté.
« Tiens, dis-je à Oswald, ça c’est une paysanne qui attend là pour faire passer ses vaches . »
Eh bien non ! Elle nous arrête :
« C’est moi qui vous ai croisé tout à l’heure ! Votre truc qui dépassait a rayé ma voiture.
(Elle a dû prendre des petits chemins pour passer devant nous et nous attendre ici, parce qu’elle ne nous a pas doublés !)
- Pas de problème, je réponds. On est bien assurés. On va faire un constat. Par contre, on n’a pas de constat ici. Vous en avez un ?
- Je crois »
Elle fouille dans sa voiture et ressort un papier à la main.
Oswald descend de la roulotte, et la femme lui montre les trois rayures.
« Mais si vous voulez, dit-elle, on peut s’arranger à l’amiable. Vous donnez de l’argent en liquide et on en parle plus. C’est que c’est drôlement dangereux, votre truc.
« Bon,répond Oswald conciliant (il n’a peut-être pas très envie de remplir de la paperasse) je vous donne 20 € et on n’en parle plus.
- 20 € ? Mais il y en a au moins pour 100 €, chez le carrossier !
- Vous n’avez pas besoin d’aller chez le carrossier pour ça ! Il suffit que vous achetiez une bombe pour retoucher de la même couleur ! Ça ne vous coûtera pas 100 € ! »
Je pense qu’il est temps que j’ajoute mon grain de sel.
« Écoutez ! On fait un constat et c’est tout ! L’assurance remboursera. (Il me semble bien, d’ailleurs, que dans ce cas, les torts seront partagés, mais je n’en souffle mot)
- Non, non, allez, donnez-moi 70 € et c’est bon, on n’en parle plus. C’est quand même vraiment dangereux, ce que vous avez fait là. Vous vous êtes arrêtés, alors moi j’ai cru que je pouvais passer. En plus, mon mari ne va pas être content du tout !
- 50 €, dit Oswald. Pas plus. »
Et il fourre dans la main de la dame un billet de 50. Elle le lui rend.
- Non ! J’ai dit 70. »
Moi :
« On fait un constat ! 
- Bon allez, 60 et c’est bon. Mais je ne vous en veux pas, vous savez »
Oswald ajoute 10 € et on repart.

Environ un quart d’heure plus tard.
Oswald s’exclame :
« Mais... On s’est vraiment fait arnaqués ! Quand ça s’est passé, elle nous a bien croisé ?
- Ben oui.
- Et les égratignures qu’elle m’a montrées... Elles étaient du côté droit de sa voiture ! Comme ça s’est fait en nous croisant, elles auraient dû se trouver du côté gauche de la voiture. Je me disais aussi qu’elles étaient bien hautes pour que notre écarteur ait pu les faire !
- Merde ! T’as raison ! J’avais pas du tout pensé à ça. La salope ! Elle nous a fait payer des rayures déjà existantes !
- Qu’elle avait dû faire elle-même, donc elle ne pouvait pas être remboursée.
- Ou alors elle a déjà fait un constat pour se les faire rembourser, et c’est pour ça qu’elle ne voulait absolument pas en faire un.

Et puis si on avait fait un constat, il aurait fallu faire un dessin, et là, on se serait forcément rendu compte de la supercherie. »
On éclate de rire tous les deux.
D’ailleurs, pourquoi elle ne s’est pas arrêtée tout de suite ? Ça ne m’est même pas venu une seconde à l’idée de relever le numéro de sa voiture. Elle avait tellement l’air d’une brave femme un peu désemparée. Eh oui, l’habit ne fait pas le moine ! On a beau le savoir, on se fait avoir quand même ! À retardement, on se dit que beaucoup de petits détails auraient dû nous mettre la puce à l’oreille.
« Ça, dit Oswald, ça fait une sacrée belle histoire !
- Ouais, une histoire qui nous déleste de 60 euros !
- Tu vois, pas besoin d’attendre d’être en Serbie ou en Roumanie pour se faire arnaquer ! Par une plouque Berrichonne ! »
C’est vrai que cette femme, environ la cinquantaine, avait vraiment l’allure typique d’une paysanne. En était-elle une, ou avait-elle travaillé son personnage ? On peut se poser la question, car...
… 13 heures. Nous arrivons à Crevant, où nous sommes accueillis par des gens charmants. Une Nadine va chercher le maire qui nous prête un emplacement sur une prairie communale qui vient tout juste d’être fauchée. Dans la discussion, nous racontons l’histoire qui vient de nous arriver.
« Ah ! Nous répond-on ! Il y a une bande qui sévit sur les parkings de la Châtre, en s’y prenant de cette façon : ils ont une voiture égratignée, et cherchent un naïf à qui ils parviennent à faire croire que c’est lui qui l’a égratignée. Et on s’arrange à l’amiable, bien sûr ! Si ça vous arrive une autre fois, dites que vous allez appeler les gendarmes. Si la personne n’est pas de bonne foi, vous verrez qu’elle répondra que ça ira comme ça ! »
Ah bon. Soit notre arnaqueuse fait partie de la bande, soit les agissements de la bande lui ont donné des idées. Je suis pratiquement certaine qu’elle a fait exprès de heurter l’écarteur. Il était trop visible...

Tout près de notre stationnement, à Crevant, il y a un mécanicien. Il m’a donné un formulaire pour constat à l’amiable. J’espère ne pas avoir à m’en servir, mais pour sûr, en cas de nouvel accrochage : CONSTAT !!!!

En tout cas, il y a des gens qui trouvent des idées pour gagner leur vie !
Et tant pis pour nous. On n’avait qu’à être plus attentifs. Mais la leçon coûte cher !
Anne

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