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  • Article

Ça va repartir ! 25/06/2014

Bonjour !

Vous avez vu le bandeau de notre site ? K.1.-K.A. En roulotte. Eh bien, on ne s’était pas loupé ! Intuition ? Prémonition ?
Quel beau cahin-caha !!!
Et quel chaos !!!
Vous en étiez restés à la réparation de notre ressort chez Ludwick et Séverine ?

La quatrième étape, 23 km jusqu’à Malicornay, où nous avons trouvé un endroit charmant pour la nuit

et la cinquième étape, 18 km jusqu’aux Châtaigniers, se déroulent dans le stress. Est-ce que les suspensions vont tenir ? Nous voulons absolument arriver aux Châtaigniers, parce que nous savons que là, en cas de besoin, nous pourrons rester plusieurs jours. Et nous y parvenons ! Mais les quatre suspensions sont complètement nazes. Les réparations n’ont pas tenu le choc. Toutes ont dues être mises à mal par l’accident, et aucun rafistolage n’y pourra rien.
Pour comble, je négocie mal le demi-tour nécessaire à l’arrivée (je n’ai pas le permis E) et la remorque vient buter dans la roulotte. Résultat : l’une des roues de la remorque est définitivement fichue !

Le doute nous assaille. Rapatrier le tout à la maison par camion et remorque pour prendre le temps de faire du travail sérieux ? C’est la solution préconisée par Oswald. Moi, je suis effondrée. J’ai l’impression que si on rentre maintenant, on ne repartira jamais. Nous sommes arrivés aux Châtaigniers le 14 Juin, et nous y resterons bloqués jusqu’au 20. Bon côté de la chose : Tat, le propriétaire des lieux, que nous ne pensions pas avoir l’occasion de rencontrer (il vit en Angleterre) passera deux jours avec nous. Et ça, c’était vraiment très très sympa !

Heureusement, il semblerait que les bonnes personnes arrivent toujours au bon moment. Notre Zorro à nous s’appelle Éric. C’est l’ancien propriétaire de nos juments. Pas du tout décidé à nous voir retourner tout penauds à la maison ! Il a chez lui tout ce qu’il faut pour nous faire du bon boulot, solide et durable. Ce n’est qu’à neuf kilomètres de là. Mais comment y arriver ? Gros risque : le châssis de la roulotte s’appuie sur le frein de l’une des roues avant. Et si le frein casse ?
Donc : on cale les deux suspensions avant avec un morceau de bois solidement sanglé, et en route.

Neuf kilomètres, sans problème. Pour mon dos, contrairement à toute attente, je trouve ça beaucoup plus confortable qu’avec les suspensions, que je trouvais trop souples : la roulotte ne balance plus comme un bateau !
Nous avons décidé de supprimer carrément les suspensions, après un coup de fil à jean-Paul, le constructeur de roulottes, que vous pouvez retrouver dans notre rubrique « liens ». Depuis trente ans qu’il construit des roulottes, il n’y met jamais de suspension ! Il dit que pour marcher au pas, les pneus suffisent, en fait de suspension ! Ses roulottes parcourent entre 3000 et 4000 km par an sans histoire.
Les juments sont toutes fringantes : elles reconnaissent très vite les petites routes sur lesquelles elles s’entraînaient lorsqu’elles étaient encore des juments de compétitions. À notre arrivée, elles saluent de hennissements sonores leurs anciens copains.

Éric et Oswald vont chercher de la ferraille et au boulot ! Trois jours complets.

Pour la remorque, nous avons trouvé (non sans mal) de bonnes vieilles roues de mobylette, beaucoup mieux adaptées, sur lesquelles nous avons fait monter des pneus neufs.
25 Juin 2014 : nous sommes prêts pour reprendre la route demain matin.
Bilan : 60 kilomètres en deux semaines et demi ! On n’est pas au bout du chemin...
Mais nous repartons avec cette fois beaucoup de confiance.

Conclusion de Oswald : « On aurait dû faire beaucoup plus d’essais. On n’aurait pas dû partir avec des suspensions que nous savions faiblardes. On aurait dû faire plus attention aux signes. »

Conclusion de Anne : « Si on attend que tout soit parfait, on ne part jamais. Je ne dis pas qu’il ne faut pas se préparer, bien au contraire ! Mais il faut savoir aussi se fier notre bonne étoile. On ne peut pas savoir ce qui se serait passé si nous nous y étions pris autrement. Tout compte fait, ce que nous avons vécu nous a valu de très belles rencontres. Au moins nous sommes sur la route. Et vive l’aventure !

Parmi les choses que nous n’aurions pas vécu si nous étions partis plus tard : Une famille de jeunes roulottiers avec deux enfants sont passés avec leur roulotte deux heures après nous, le 13 Juin, sur la route Tendu à Chavin, où il ne doit même pas passer une roulotte tous les dix ans !!! Ils ont vu les crottes de nos juments, et le lendemain, quand ils sont allés sur notre site et qu’ils ont vu notre trajet sur la carte, ils ont pensé que ça ne pouvait-être que nous. Et c’était bien nous ! Ils nous ont contacté par mail, et ils sont venus nous voir hier soir en voiture avec le gars qui les héberge pour quelques jours à Pommiers... et qui se trouve être celui qui leur a vendu leurs chevaux ! (comme nous qui sommes en ce moment chez le Éric qui nous a vendu les juments)
Soirée super sympa ! Devinez de quoi on a parlé ???

Anne, le 25. Juin 2014

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