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La deuxième halte où la troisième catastrophe 09/06/2014

Ah,quel départ !
Des chers amis, une bonne salade de patates, de la pizza, des gâteaux, et même du mousseux à côté de la roulotte stationnée sur la clairière de Saint Sulpice (1) au milieu d’une vaste forêt.
On nous a photographié de tous les côtés, d’en haut, d’en bas. Djama nous a filmé pendant des heures. Lionel a prononcé un discours élogieux en notre honneur, presque ému aux larmes. Là, je sentais ma poitrine se gonfler comme celle d’un coquelet au gril.
Une petite chapelle abritant ledit saint, une source sacrée, un pré touffu et sa­voureux, ça, c’était le cadre de notre aventure héroïque dont les générations futures parleront encore.
Malgré le fait que ce Monsieur Sulpice habitant la chapelle et la source miraculeuse ont apparemment un rendement assez moyen (seulement trois plaquettes de remerciement !) cet endroit est magique.
Le lendemain, ça veut dire au jour de hui, je me suis levé à cinq heures. Les myriades de grillons étaient encore en train de seriner leur grincement répétitif comme ce ventilateur défectueux dans cet hôtel de Calcutta dont je me suis tout d’un coup souvenu.
Bain de rosée matinal, petit déj, puis au boulot ! Début de cette routine qui va devenir quotidienne : démonter la clôture, brosser les juments, vérifier l’état des sabots, garnir, atteler.
Le départ avec un camping car est plus rapide, surtout comparé avec nous, débutants dans cet art.
15 km de petits chemins bucoliques à travers ce paysage quadrillé et clôturé qu’on nomme ici « la nature ».
Malgré l’orage violent accompagnant ce premier pas dans notre valeureux périple, nous sommes arrivés tout tranquillement, après trois heures de route, à l’étape prévue : La Pérouille.


Après avoir dételé, dressé la clôture électrique, abreuvé les juments, etc... etc... dans une chaleur lourde et étouffante, on s’est allongé sur notre lit. Tout sagement, sans bouger, honnêtement, sans même avoir le courage d’esquisser le moindre câlin. Et d’un coup :

CRACK ! ! !


Et voilà...
Ressort cassé !

Ici, dans la cour de Ludwick et Séverine, pas du tout sur la route, perdus au milieu de nulle part. Non. Ici. Chez des gens qui nous accueilleront.
Comme si le fatum nous épargnait du coup final afin de nous réserver quelques nouvelles beignes.

oswald 9. 6. 2014

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