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En famille 2/03/2016

On avait dit : « pas de politique dans notre Fesse-Bouc. » seulement notre voyage. Mais sur ce coup-là, vraiment, on avait trop envie de réagir. Quel coup ? L’arrestation musclée de Katia Lipovoï à Poitiers. Bon sang ! On se demande vraiment de quelle manière sont formés nos flics. Ils n’ont pas honte ? Même en Roumanie, les gens en ont parlé !!! (Que ceux qui nous suivent sur Fesse-Bouc nous pardonnent cette répétition : y’a plein de gens qui n’ont pas encore ce machin-là, et qui ne peuvent nous suivre que sur notre site.)
Alors, on a tourné la difficulté, en appelant l’humour au secours. On a publié cette photo-là :

accompagnée de ce petit commentaire :

« Offense ! Océane et Noé ont bousculé la barrière posée par l’Autorité pour protester avec énergie contre une violation manifeste du droit à la liberté.
Heureusement, ça ne s’est pas passé en France, mais en Roumanie.
Heureusement, Océane et Noé n’ont pas 72 ans.
Heu… Dis donc, y-z-auraient peut-être pas osé. Deux bestioles de 600 kg chacune, c’est quand même plus impressionnant qu’une vieille dame. Et entre nous, vu la dextérité de leurs postérieurs…
La flicaille, c’est lâche !
Vive la France !
À bas les mémés ! »

Sur Fesse-Bouc, comme l’événement était encore tout frais, on avait mis un lien avec la vidéo de cette fameuse arrestation, mais comme elle a été vue par plusieurs millions de gens, je ne crois pas nécessaire de recommencer ici.

Coupure dans le train-train quotidien ! Cette dernière semaine de Février est marquée par l’arrivée de la petite famille. Enfin, une partie… Magali et Djama viennent nous rendre visite avec Ava, qui vient de fêter son troisième anniversaire. Ava semble ravie de rencontrer enfin « pour de vrai » un « Papy » et une « Mamy » un peu mythiques, qu’elle ne connaissait que par ordinateur interposé. Elle n’avait qu’un peu plus de quinze mois lors de notre départ et ne se souvenait plus…
Et moi, donc ! Quel plaisir de pouvoir câliner une petite-fille que je ne voyais grandir qu’en photo !
Dur, dur, parfois, le voyage !
Dépaysement pour les Parisiens en vacances. Nous, avec nos juments, on a mis dix-huit mois pour arriver en Roumanie. Eux, ils font Beauvais - Cluj Napoca en avion : deux heures de vol !

En tout cas, la semaine va être intense !
Magali et Djama ont loué une voiture, ce qui va nous permettre de visiter la Transylvanie un peu plus loin que les alentours d’Alunişu. Pour nous, c’est une aubaine.

24 Février
Dès le premier jour, une belle amitié se noue entre Carsten et Ava. Ils sont trop mignons, tous les deux.
Carsten est très heureux de faire découvrir à sa nouvelle copine les chèvres et leurs chevreaux.


On va voir Océane et Noé.

Retour en brouette.

25 Février

Balade dans la montagne, du côté des deux petits étangs, derrière Alunişu.

Petite leçon de botanique…

Pas frileuse, la pitchounette : l’eau de la source est glaciale.

26 Février

Pluie, pluie ! On passe la journée tranquilles, bien au chaud chez Lars et Robyn. Djama en profite pour croquer les lieux :

"notre" puits

la véranda, chez Lars et Robyn

la maison des chèvres.

Si ces dessins te plaisent, tu peux aller visiter le blog de Djama. Tu le connais déjà un peu : la patte de tortue qui chatouille un escargot sur la porte de Kaplumbağa, c’est lui. Et notre beau logo, la roulotte-tortue qui se fait prier pour avancer et qui freine vigoureusement des quatre pattes, c’est lui aussi.
http://djamalebolu.blogspot.com

27 Février

Le matin, Szilárd, le pasteur, nous fait visiter son église. Attention, hein, Magyarókereke, pas Alunişu ! On est côté Hongrois, là ! Église réformée Calviniste.

Qui a été toute transformée au XIXème siècle. Avant, voici ce que ça donnait :

L’intérieur est très chaleureux, avec ses jolies dentelles brodées par les dames du village en souvenir d’occasions heureuses, une confirmation par exemple,

ou malheureuses, comme la mort d’un tout jeune enfant.

Les traditions doivent être respectées. Hommes et femmes séparés. Les enfants ont une place à part. Les jeunes hommes aussi. Les demoiselles assistent aux cérémonies assises au côté de leur mère. Lorsqu’elles sont mariées, elles doivent changer de banc pour se placer à côté de leur belle-mère.

Beau symbole, le blé tressé qui descend du plafond jusqu’à l’autel central.

Bien entendu, un orgue. Les lustres ont été sculptés par un artisan de Magyarókereke.

Tout comme le tronc, d’ailleurs.

Au-dessus de la chaire, une sculpture datant de 1746

Et pour chauffer les lieux, un superbe poêle de masse. Avec la caisse à bois juste à côté.

Après quoi, bien entendu, nous achetons à Szilárd un peu de son délicieux fromage, pendant qu’Ava s’éclate sur le petit train merveilleux qu’il a construit pour ses enfants.

Et maintenant, en route pour la montagne. Ave rêvait de voir de la neige (à cause de sa passion pour la « reine des neiges ») et il n’y en a pas eu cet hiver à Paris. Bon, eh bien grimpons !

Devant tant de neige, on s’arrête

pour construire un gros bonhomme de neige. Obligatoire. Chance ! La neige est très collante, idéale pour ça ! Oswald s’amuse autant qu’Ava.

Super !

En voiture ! Quelques kilomètres de plus, et on s’arrête manger dans un très beau restaurant perché tout là-haut. Deux chats montent la garde à l’entrée.

Devant le restaurant, une vieille dame essaie de vendre un pot de crème, quelques œufs, et du lait de sa vache dans une bouteille en plastique. Il fait froid. Elle poireaute là, debout, sans bouger.

Une fois installés, on nous envoie un homme qui parle français, car les menus sont exclusivement rédigés en roumain. Le monsieur nous explique. Remarque, on pourrait aussi fermer les yeux et désigner une ligne au hasard avec le doigt. Ça serait une surprise…
En tout cas l’accueil est chaleureux et les plats délicieux. En dessert : galette typiquement roumaine, avec confiture de myrtilles et vraie crème fraîche.
Quand on ressort… eh bien il faut refaire un deuxième bonhomme de neige. Ordre de Mademoiselle Ava.

Pendant ce temps, je contemple le paysage.

La vieille dame est toujours là. Oswald lui achète son pot de crème. Contagion ? Aussitôt après, un couple rafle tout ce qui lui reste, lait et œufs. Ouf ! Elle va pouvoir rentrer chez elle, se réchauffer un peu.

28 Février

On passe la matinée chez Lars (Robyn est partie pour trois jours à Oradea : méditation zen avec un maître.) Carsten et Ava sont ravis de jouer ensemble, dans le bac à sable.
Pour le déjeuner, comme il ne pleut pas et que la température est clémente, on allume le feu dehors pour faire des crêpes.

Miam !

Après ce régal gourmand, Lars nous emmène dans la montagne, avec sa charrette et son brave petit cheval.

Dès qu’on sort de la route, les chemins sont très boueux. Pas facile pour le cheval ! Les grandes personnes sont obligées de descendre pour le soulager. Les enfants, eux sont légers. Ils peuvent rester. Ça secoue ! Ça éclabousse ! Grands éclats de rires.

Au bord du ruisseau, tout le monde descend. Lars déterre des perce-neige pour les replanter dans son jardin. Les enfants pataugent dans l’eau, puis vont jouer dans les roseaux.

Pendant ce temps, le cheval, très sage, broute une herbe bien méritée. Sans entrave.

On a fabriqué des « clic-clac » avec des cardères. Les enfants y vont de leur petite musique. Du rythme, s’il vous plaît !

29 Février

Foire mensuelle aux chevaux et aux cochons à Huedin. Là, pour nos Parisiens, c’est un vrai dépaysement. Ambiance paysanne comme on n’en trouve plus en France. Menacée d’aseptisation. Une chèvre a mis-bas sur le chemin du marché. Bébé nouveau-né ne sort pas de la voiture : dehors, il fait un peu frisquet.

Ava est fascinée par les cochons.

Le pauvre Djama est malade : vive les vacances ! On le laisse donc chez Adina, qui loge toute la petite famille à Sâncraiu. Au pieu, et repos.
Nous, pendant ce temps, on va jusqu’à « la cascade » haut-lieu touristique de la région, à une trentaine de kilomètres d’ici.
Sur la route, on croise un troupeau de moutons. Pleine période de l’agnelage ! Les bêlements graves des brebis, et ceux tremblants des agneaux emplissent l’espace.

Juste à côté, une église en bois qui semble toute neuve.

On laisse la voiture à environ un kilomètre de la cascade, et on marche à pied dans un décor de rêve. De derrière les arbres, fées et lutins doivent nous épier.

Ce n’est pas encore la saison touristique. Pas un chat. La balade est superbe. On marche au rythme de la pitchounette, qui s’arrête tous les deux pas pour observer un caillou, manger une bouchée de neige sale, tripoter l’eau d’une cascatelle…

Et la voici enfin, cette fameuse cascade.

Contemplation.

Djama, Magali et Ava sont donc logés chez Adina, qui tient une petite « pension » dans le village de Sâncraiu, à 3 km d’ Alunişu. Sâncraiu a bien entendu aussi un nom hongrois, il faut que je te le montre, quand même. Je ne parviens pas à le retenir.

À Sâncraiu, quelqu’un a eu une idée originale pour construire sa clôture.

Nous mangeons ensemble tous les soirs chez Adina qui nous gâte beaucoup.

C’est une excellente cuisinière, qui prend à cœur de nous préparer du « typique ». Tout fait maison, même la charcuterie. Et même les gâteaux, aussi bons que beaux, et dignes du meilleur pâtissier professionnel. Pour cette dernière soirée, elle a particulièrement soigné son dessert.

Clic ! Photos souvenirs ! Merci Adina.

Premier Mars

Ben oui, les meilleures choses ont toujours une fin. Avant la séparation, nous faisons un tour sur le marché de Huedin, avec ses gagne-petit :
Les vendeuses de cabas : elles sont plusieurs à se concurrencer.

La petite paysanne qui cherche à écouler ses surplus de jardin et quelques conserves sur le capot de sa voiture.

Le Tzigane qui fabriques des balais de branches et des cuillers en bois.

On peut même trouver toutes sortes de graines.

Et ça marchande, et ça marchande !

Retour à Alunişu. Au-revoir, Lars et Robyn. Séquence émotion. Ava hurle : « Je veux rester ! Je veux mon copain ! Je veux mon copain ! »
Magali et moi tombons dans les bras l’une de l’autre, les larmes aux yeux.
Allons, il faut se séparer.
Cette petite semaine si vite passée a donné l’envie à nos visiteurs de revenir un jour en Roumanie...

Anne, le 2 Mars 2016

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