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En Roulotte pour l'Aventure !
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entrée dans l’hiver 2/12/2015

16 au 30 Novembre

LE MARCHÉ DE HUEDIN

Tous les Mardis matin.
On y va en stop.
Il faut d’abord marcher un peu dans les rues de la ville

avant de parvenir sur la place du marché.

La foule est bigarrée, colorée. Portraits...
Des femmes, dont une que tu commences à connaître un peu.

Beaucoup portent des foulards pas islamiques.

Mais pas toutes.

Des mioches.

Des messieurs hauts en couleurs. Enfin, colorés... moins que les femmes. Je veux dire : des visages assez remarquables.

Bien entendu, des groupes de bavards.

N’oublions pas le petit (ou gros) en-cas.

Et pour finir, quelques scènes prises sur le vif.

VIE QUOTIDIENNE

  • Les juments, d’abord ! Suivant le temps qu’il fait, soit on les laisse au pré, soit on les amène le soir à l’écurie pour les remmener au pré le lendemain matin.

S’il fait doux et qu’on les laisse au pré, on leur met quand même la couverture en cas de pluie.

(En même temps, c’est la promenade d’Altaï...)
Il faut les brosser, leur nettoyer les pieds, les faire boire, leur donner leur ration de foin, de pommes et de poires. Tous les cinq ou six jours, déplacer la clôture électrique. La grosse corvée : enlever les grattons des crinières !
Les câliner.
« Jouer » avec elles, c’est à dire entretenir, voire consolider notre rôle de « chef ». En liberté, les faire avancer, reculer, tourner à droite ou à gauche. Noé veut bien tout ce qu’on veut, sauf qu’elle rechigne un peu pour le « recule ! » Océane cherche sans cesse à voir si par hasard elle ne pourrait pas essayer quand même de me dominer. On ne sait jamais, des fois que ça marcherait...

  • Puiser l’eau au puits. Ça apprend à ne pas la gaspiller.

  • Faire chauffer de l’eau dans le grand fait-tout pour la toilette. Vite faite, la toilette : la salle-de-bain n’est pas chauffée ! Brrrrr... Pour me laver la tête, des fois, je procrastine.
  • Lire les courriels et y répondre.
  • Trier les photos et écrire les articles pour le site.
  • Faire la popotte.
  • Heureusement, on a Magda, notre laveuse de linge. Ça nous évite la corvée du lavage à la main. On apprécie. Et pour le faire sécher, on a l’auvent de la maison.

PROMENADES DANS LA MONTAGNE

Le plaisir !!!
On regarde côté montagne, pour se gorger de paysages sauvages.

Si on se retourne côté village, la civilisation humaine nous saute aux yeux : villages, pylônes électriques, centrale solaire, antennes de communications...

Encore quelques fleurs : trèfle, calendula, pissenlit, pâquerette, aster, et on a même vu une violette début Novembre !

Robyn nous dit qu’au printemps, c’est un enchantement : des milliers de fleurs, avec une incroyable variété d’espèces. Mais au printemps, nous partirons.
Les oiseaux : à tout seigneur tout honneur : des aigles royaux. Des grands corbeaux, des corneilles mantelées, des pies et des geais en pagaille, des pic-épeiches et des pic-verts, des tarins, des mésanges charbonnières, des mésanges bleues, des mésanges à tête noire, des sittelles, des faisans, des grives draines... Et bien d’autres. Pas farouches du tout. Les geais viennent chiper les croquettes du chien dans sa gamelle. Des pies sont venues voler des rillons sur les sièges de la roulotte, alors que nous étions à l’intérieur, et pas trop silencieux.

Des sangliers, des chevreuils, des écureuils... Il y a paraît-il des loups et des ours, mais ce sont des animaux très discret. Guère de chance d’en surprendre un.
Altaï est enchanté de ces longues balades.

Parfois des chiens de berger viennent nous faire comprendre d’impressionnante façon qu’on ferait mieux de s’éloigner, et plus vite que ça, du troupeau qu’ils sont chargés de protéger. Si on obtempère, ils nous suivent en aboyant jusqu’à ce que nous soyons sortis de leur zone de responsabilité. S’ils se montrent un peu trop menaçants... on nous a révélé le petit mot magique : « pustine ! ». Il faut leur faire face, leur montrer qu’on n’a pas peur, et leur dire d’un ton ferme « pustine ! » qu’on pourrait traduire par « ne ravage pas ! » ou « ne dévaste pas ! » Moyen mnémotechnique fastoche pour le retenir : « pousse ton nez ! » Ça fonctionne !

LA NEIGE

Plusieurs jours de belle neige épaisse et tenace. Un enchantement !

La centrale solaire ne doit pas avoir un rendement remarquable !

Océane et Noé sont ravies. Elles nous donnent du fil à retordre ! Elles se comportent comme des pouliches de deux ans, encore un peu sauvageonnes, et non comme les dames d’âge mur qu’elle sont en réalité (14 et 15 ans)

ce qui n’empêche pas les gros câlins quotidiens.

Il y a même des fleurs bien courageuses !

Bien entendu, quand la neige fond, c’est beaucoup moins joli. Séquence bouillasse !

PETITES ACTIVITÉS DIVERSES

  • S’occuper des animaux de Lars et de Robyn quand ils s’absentent.
  • Recueillir un chaton borgne abandonné, en attendant de lui trouver une bonne maison. Adorable, le chaton. Très attachant. On l’a bêtement prénommé Pisică (« chat » en roumain)

  • Rendre visite à Ana (Anuţa pour les intimes. Prononcer Anoutsa) qui a 87 ans et vit seule à l’écart du village. Lui rentrer son bois. En échange, elle nous gave de pommes ! Son café est fameux, mais elle refuse d’admettre qu’Oswald boit du café sans sucre. Elle sucre le café sur la cuisinière, en le préparant, et le pauvre Oswald est bien obligé de l’avaler sucré ! « ce n’est pas bon, sans sucre » affirme péremptoirement Anuţa.
  • Après la neige, grosse tempête, qui fait tomber les dernières noix encore accrochées à leur arbre. Ons’arme d’un seau, et on ramasse !
  • Oswald, à partir d’une planche brute, a confectionné un beau touilloir à confiture, dont il fait cadeau à Robyn.

CHARCUTERIE

Petit village paisible loin des violences qui ensanglantent la planète ? Croyez-vous ? Cinq assassinats ont eu lieu le même jour, en divers endroits du village. Cinq êtres innocents ont été sauvagement égorgés par ceux-là même qui les avaient nourris.
Eh oui ! À l’entrée de l’hiver, on tue le cochon. On l’arrache à sa soue, on le pousse dans une cage étroite, on monte la cage sur la charrette, à laquelle on a attelé le cheval, et on l’emmène sur la place du village, devant l’épicerie, pour le peser.
Puis on l’emmène sur le lieu du crime.
Les feux sont allumés dans les fumoirs.

Lorsque la bête et morte, on lui brûle les poils, et on gratte la peau jusqu’à ce qu’elle soit bien lisse.

On ouvre la bedaine, et on vide les intérieurs.
On ne gaspille rien.
Préparer les boyaux. Ils seront nécessaires à la confection des boudins et des saucissons.

D’abord rincer deux fois l’intérieur en y versant de l’eau.

L’eau ressort par l’autre bout.

Ensuite on retourne le boyau à l’aide d’un bâton. L’intérieur se retrouve donc à l’extérieur.

C’est donc l’extérieur du boyau qui se trouvera en contact avec le boudin ou le saucisson.
Encore un bon rinçage.

Mais ce n’est pas fini. Après ça,il faut encore gratter !

Pendant que les femmes s’occupent des boyaux, les hommes sont à la découpe.

Et l’après-midi, cuisson : boudin, rillons, pâtés... L’odeur s’en répand partout !

Les jambons et les saucissons seront fumés. En Roumanie, on conserve encore beaucoup grâce au sel, à la stérilisation et à la fumée : tout le monde n’a pas de congélateur.

Ça, c’était la dernière demeure du pauv’cochon.

LA FOIRE AUX COCHONS ET AUX CHEVAUX

C’est une fois par mois, à Huedin. Le champ de foire se trouve dans le quartier des Roms riches.

Certains Roms, tout de même, sont plus modestes que les autres. je rappelle quand même qu’un certain nombre d’entre eux vivent carrémént dans la mouise.

En tout cas, depuis le champ de foire, ces maisons-là sautent au yeux.

Cette fois, on y est allés pour acheter des licols neufs aux juments. On a acheté deux bons licols classiques bien costauds.
Et en plus, on a craqué pour deux licols « à la roumaine ».
Dommage qu’on n’ait pas la place. On s’est renseigné du prix des harnais en cuir roumains, super pratiques, qui se posent sur le dos du cheval en deux minutes. 250 lei, soit environ 60 € !!! On nous a dit plus tard qu’à ce prix-là, ça ne devait pas être de la super qualité. Pour un bon harnais neuf, il faut compter 800 lei. Malgré tout, c’est pas cher.
Un vannier propose ses paniers. On en achète un pour stocker notre bois dans la roulotte.

Les paysans peuvent vendre leur récolte de grains sur le marché, ce qui est interdit en France !

Chevaux et poulains à vendre.

Chevaux utilisés pour amener le cochon à vendre, ou pour emmener le cochon acheté.

Cochons de toutes tailles et de toutes couleurs

Y compris les fameux mangalitza hongrois, tout laineux. Si un jour j’ai un cochon pour labourer mon jardin, j’en veux un comme ça.

Bien entendu, la propreté à la roumaine...

Avec des ordures assez mignonnes, des fois.

ANNIVERSAIRE D’OSWALD

29 Novembre.
Oswald fête ses 76 ans.
J’ai préparé une pâte à gâteau. Comme on n’a pas de four dans la roulotte, j’avais l’intention de demander à Robyn la permission de monter le faire cuire chez elle. Mais comme Robyn était très occupée ce jour-là, je n’ai pas osé la déranger. J’ai donc tenté une expérience : faire cuire le gâteau dans le fait-tout, sur le poêle à bois.
Crois-moi si tu veux : ça a réussi !!! Le gâteau est parfait. On sait désormais qu’on pourra même se confectionner des gâteaux !
Comme je n’avais pas 76 bougies, j’en ai mis qu’une. Mais une grosse.

1 = 76 ? Et pourquoi pas ? On s’en fiche des comptables et des mathématiciens ! Aujourd’hui, on préfère la poésie.
Du reste, 1, c’est un très beau chiffre : l’unité. Qu’ajouter de plus ?
7, c’est le chiffre magique. Il représente la vie intérieure. Et d’après le peu que j’en aperçois de l’extérieur, elle est très riche, la vie intérieure du Oswald ! D’ailleurs, il y a les 7 merveilles du monde, les 7 nains de Blanche-neige, les 7 couleurs de l’arc-en-ciel, les 7 jours de la semaine, les 7 branches du chandelier, les 7 chakras, les 7 boules de cristal... sans oublier le 7ème ciel !
6 représente l’harmonie. Donc l’amour. Dans la ruche, les alvéoles ont 6 côtés (mmmm... le miel !) 6 cordes pour la guitare, 6 branches pour l’étoile de David, 6 grandes dynasties chinoises. Et puisqu’on a parlé de poésie : la sextine est un poème composé de 6 sizains (6 strophes de 6 vers) .

BON ANNIVERSAIRE, Oswaldito mío !

Cadeau offert par Robyn : du pâté de foie de bouquillon !

Quelques remarques

  • Le tabac est vendu dans les supermarchés. Au passage en caisse. Et je peux te dire qu’on ne se gêne pas pour fumer à qui mieux mieux à l’intérieur des bistros !

  • La Roumanie est paraît-il le pays le plus cher d’Europe par rapport au revenu des habitants. Salaire minimum garanti par la loi : 218 €. Selon les sources, ça varie de 195 à 256 ! Je suppose qu’il y en a qui comptent le salaire brut, d’autres le salaire net. Et est-ce que le salaire net, c’est moins les charges, ou moins les charges et moins les impôts ? Les impôts sont fixes : c’est 16 %, aussi bien sur les salaires que sur les bénéfices des entreprises. La TVA est de 24 %. Plan d’austérité oblige (l’un de plus drastiques d’Europe), les salaires de la fonction publique ont baissé de 25 % et les retraites ont diminué de 15 %. Déjà que c’était pas lourd...(Essayez donc de faire un truc pareil en France !!!) En plus, on a fait des coupes sérieuses dans les prestations sociales. Dire que les Grecs font du foin. Mais bon, les Grecs se trouvent dans la zone Euro, pas les Roumains. Si t’es au chômage, c’est 130 € par mois, pendant un an, quel qu’ai pu être ton niveau de salaire et le nombre d’années durant lesquels tu as travaillé. Chiffre officiel : 4,9 % de chômeurs. Mais comme à ce tarif-là un grand nombre de chômeurs préfèrent se débrouiller par eux-mêmes plutôt que d’avoir à subir toutes sortes de tracasseries administratives, le vrai nombre de chômeurs est bien sûr inconnu. Pendant ce temps, dans les super marchés, tout est à peu près au même prix qu’en France !!!! Exemple : le lait qu’on achète 2 lei (48 cent. d’euro) le litre à la ferme, tout frais tiré du pis de la vache, se vend plus de 5 lei (1,24 €) le litre au super-marché. D’ailleurs, les super-marchés qui se sont précipités en Roumanie dès que cela leur a été possible ne sont pas Roumains. Entre autres : Carrefour et Auchan. Pour manger pas cher, il faut acheter au marché ou à la « ferme ». Pour s’en tirer, les gens pratiquent deux, voire trois activités : leur travail salarié, de l’artisanat au noir, et l’auto-consommation : volailles, une ou deux vaches (de moins en moins, les vaches), chèvres, moutons, cochons, jardin. Ils essaient de vendre les surplus au marché, mais il y a de la concurrence et ils vendent difficilement, à bas prix. Tu vois pas mal de vieilles dames qui vendent 2 ou 3 douzaines d’œufs, quelques litres de lait, 10 kg de patates et 3 ou 4 fromages. Tout le monde fait ses conserves, donc on peut acheter sur le marché des sacs de 20 kg de poivrons, de cornichons, des sacs de 20 choux, etc... Même dans les villes un peu importantes, les gens qui ont une maison individuelle ont un cochon ! (Tu te promènes en ville, tu sens des odeurs, et tu entends des grognements ! En France, les voisins porteraient vite plainte !) Et ceux qui vivent en appartement arrivent assez souvent à se débrouiller pour avoir un carré de terre avec une cabane construite de bric et de broc afin d’élever un cochon et quelques poules. MAIS... il est en train d’advenir ce qui s’est passé en France et ailleurs en Europe : les terres sont achetées par des étrangers argentés ou des grosses entreprises, qui les font cultiver par des salariés (la main d’œuvre est beaucoup moins cher que dans le reste de l’Europe). Très difficile de connaître le prix réel des terres. On nous a annoncé des prix exorbitants (aussi cher voire plus cher qu’en France) mais il semble que les personnes qui nous ont « renseigné » ont peur des acheteurs étrangers. Ils pensaient peut-être qu’on était les entremetteurs de gros manitous !!! Ils ont préféré nous décourager... Il paraîtrait qu’en réalité c’est environ 3 ou 4 fois moins cher qu’en France. De toute façon, il y a de la magouille et des dessous de table. Alors pour savoir vraiment... en tout cas les grosses machines de l’agro-alimentaire profitent du vieillissement de la population et des toutes petites retraites pour accaparer les terres que les petits paysans du coin n’ont pas les moyens d’acheter. Parfois, pour « fabriquer » une grosse exploitation, il faut acheter ou louer à une centaine de petits propriétaires différents. Apparemment, le jeu eu vaut la chandelle.

Petite annonce collée sur les portes des petits commerces fréquentés quotidiennement. Un peu péremptoire, je trouve (mais ce n’est que mon avis personnel)

« Les citoyens qui sont propriétaires de terrain sont
priés de se présenter au dispensaire humain de
Tureni pour conclure un contrat de location avec
SC TRANSAVIA SA.
Offre : 800 kg de céréales ou 100 euros par hectare
par an et paiement des impôts sur le terrain loué.
Actes nécessaires : copie de la carte d’identité ;
copie de l’acte d’héritage ou d’achat ; copie du
titre de propriété ; copie du registre agricole.
Horaires : du lundi au vendredi, entre 9h30 et
13h00 »

Ce que l’annonce ne précise pas, c’est que si le loueur veut récupérer sa terre avant la fin du contrat (10 ans), il sera obligé de payer 650 € par ha et par année restante ! Ce qui fait que dans la pratique, aucun propriétaire n’a les moyens financiers de récupérer sa terre avant la fin du contrat.

  • On est en train d’essayer d’interdire aux petits paysans ou aux particuliers de vendre leurs surplus sur le marché. Des groupements de paysans se réunissent et se battent fermement pour tenter de conserver ce droit.
  • Beaucoup de gens travaillent encore avec les chevaux, mais le gouvernement tente d’empêcher la circulation des chevaux sur les routes nationales (qui sont souvent des petites routes sans circulation très intensive). Naturellement, personne ne respecte cette interdiction, et les flics laissent faire, pour l’instant. Par contre l’immatriculation des voitures à cheval est obligatoire, moyennant une taxe annuelle. Pas d’immatriculation = amende. (En tant qu’étrangers de passage, nous ne sommes pas soumis à cette obligation) La plaque, c’est le nom du village, plus un numéro.

Un petit rigolo s’est amusé à immatriculer sa charrette avec une plaque de voiture automobile.

Et beaucoup... se passent carrément d’immatriculation ! Si les flics s’en mêlent... on verra bien.

  • Région bilingue : tous les villages ont deux noms : l’un hongrois et l’autre roumain. Presque toutes les enseignes, annonces, réclames diverses sont bilingues aussi.

et même les plaques indiquant les noms des rues.

Anne, le premier Décembre 2015

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