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  • Article

dixit Altaï 19/06/2015

Pfffttt... La barbe ! Mon Humaine vient de me dire que quelques-uns des lecteurs de ce site réclament de mes nouvelles... Vous pouvez pas me ficher la paix, non ?
Se promener, c’est chouette.

Manger, j’adore. Surtout quand quelqu’un me gâte un peu. Parce que mes Humains à moi, c’est toujours des trucs industriels tout préparés d’avance, qu’ils me refourguent. C’est pas que c’est mauvais, mais un peu de variété n’a jamais fait de mal à personne, pas vrai ?

Dormir, là, vraiment c’est le paradis.

Mais taper sur l’ordinateur avec mes grosses pattes... La barbe ! C’est bien juste pour vous faire plaisir que je m’y colle. C’est que ça devient exigeant, à force, ces lecteurs ! Plus on leur en écrit, plus ils en veulent. Tenez, ma pauvre Humaine... Elle m’a confié que dès qu’elle reste quinze jours sans publier un article, y’en a toujours quelques-uns pour s’inquiéter : « Qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi vous n’écrivez plus ? Vous avez un problème ? » Bon, OK, c’est gentil de vous préoccuper comme ça de nous... mais nous, des fois, on a autre chose à faire qu’à rester plantés devant ces foutues machines électroniques, figurez-vous !
Qu’est-ce que vous voulez que je vous raconte ?
Je suis devenu un vrai chien de voyage. C’est pas pour me vanter. Même sur les routes à très grande circulation, même pour traverser les villages, je cours librement, maintenant. Je reste sur le bas-côté. Dès que je vois un fossé avec de l’eau, un ruisseau ou même une rivière, je descends dedans pour me rafraîchir les pattes et boire un coup.

La plupart du temps, je marche sagement sur le bas-côté.

Mais si à droite de la route je trouve une piste cyclable, un trottoir ou un passage piéton, je l’emprunte.
Des fois, c’est même un peu inédit, les passages que je déniche. Tenez, là, regardez ! Toulouse, la pauvre, manque un peu d’imagination, ou peut-être d’audace. Bon, on lui pardonne, c’est une fille. Mais j’suis un mec, moi ! Je préfère là où c’est plus compliqué ! Vous me voyez ? Non ? Cherchez bien !

Vous donnez votre langue au chat ? Allez, je vous aide un peu...

Tiens, puisqu’on est dans les devinettes style cherchez Charlie... Vous trouvez où je suis, ici ?

Et là ?

Ben là, j’vous aiderai pas ! Na na na na nère ! Vous avez qu’à ouvrir les yeux et me dénicher tout seuls !

Bon, allez, je vous en fais une plus facile pour ceux qui sont vexés de ne pas m’avoir trouvé dans les précédentes.

Encore une ? C’est la dernière, promis-juré !

Je suis gentil cette fois : je vous donne la réponse.

N’empêche, pour traverser les villes importantes, mon Humain m’attache quand même à la roulotte. C’est par sécurité, qu’il dit ! Ben une fois, il a dû donner des sous à un flic, à cause de ça. En Slovénie, c’est comme en Italie : défense d’attacher un chien à un véhicule ! Mon Humain a eu beau protester que la roulotte ne roule pas plus vite qu’un homme qui marche à pied, et qu’on a bien le droit – et même parfois l’obligation – de tenir son chien en laisse, rien à faire ! Il a fallu qu’il sorte son portefeuille. Les copines Océane et Noé étaient contentes : ça leur a fait une petite pause. Mais un peu jalouses quand même : comment ça se fait qu’on plaint le pauvre chien attaché derrière la roulotte, et pas les pauvres juments attachées devant, elles qui se farcissent tout le boulot, quand même ?

Ah ! Je vous ai parlé de Toulouse, et vous ne savez pas qui c’est ? Chut ! C’est mon amoureuse.

Vous n’le répéterez pas, hein ? D’habitude, chaque fois que je trouve des copains ou des copines, à peine le temps de faire connaissance, et hop ! Faut se séparer.

Mais Toulouse... On a voyagé ensemble plusieurs jours. Ça c’était chouette.

Pourtant, elle n’était pas très commode avec moi, au début ! Il m’en a fallu de la patience, pour l’apprivoiser.
Et puis avec nous, il y avait le petit Malo. Franchement, vu sa taille, c’était pas vraiment un concurrent sérieux. D’ailleurs, c’est encore un gamin, le Malo.

Elle a bien changé mon caractère, Toulouse. Je me suis mis à jouer les durs, et à grogner sérieusement au nez des autres chiens.
J’ai même commis une grosse bêtise, à faire le mariole comme ça. Là où on était, il y avait deux beaux lapins sous une mue.

Moi, j’ai ouvert la mue. Les deux bestioles ont paniqué et se sont carapatées. J’ai entendu une humaine hurler, et la mienne, d’Humaine, est arrivée à toute vitesse. Elle était vraiment très en colère. Je crois bien que c’est la première fois que je la vois en colère à ce point. Qu’est-ce que je me suis pris !
Les humains ont rattrapé les lapins, mais le lendemain matin y’en avait un qu’était mort. Est-ce que c’est de ma faute si c’est cardiaque de trouille, ces machins là ? Mon Humaine se demande toujours si j’avais secoué ce lapin un bon coup (sans laisser de marque !) ou s’il est juste mort de frousse. Ben c’est pas la peine d’essayer de jouer les détectives, je vous le dirai pas, na ! En tout cas, promis-juré, je recommencerai pas. Enfin... j’essaierai. Parce que mon Humaine, elle a pleuré pour de vrai, quand elle a su que le lapin était mort. Et j’aime pas lui faire de la peine, à mon Humaine.
Un autre truc les a un peu fâchés, mes Humains, pendant qu’on voyageait en compagnie de Toulouse. Je vous raconte. On a croisé un stand plein de bonnes choses. Trop tentant.

Et puis j’avais envie de montrer à Toulouse comme je suis malin ! J’ai chipé un sandwich, et je me suis sauvé avec à toute vitesse ! Ils ont poussé de ces cris, là haut, dans la roulotte ! Tout ça pour un petit sandwich de rien du tout. Je m’en fiche bien pas mal, moi. Ils peuvent m’engueuler s’il veulent. En attendant, le sandwich, je l’ai bel et bien avalé avant qu’Ils ne m’attrapent ! Un délice qui me change de leurs sempiternelles croquettes.

Bien entendu, ça ne pouvait pas durer, cette histoire avec Toulouse. C’était trop beau. Les Humains de Toulouse et de Malo sont repartis. Et ils les ont emmenés avec eux, leurs toutous.

Il a bien fallu que je m’y fasse.

Heureusement, nouvelles aventures, nouvelles copines. Je vais pas tout vous raconter, dites donc, mais celle-là, de copine, faut quand même que je vous la montre !

Maintenant, il fait une chaleur à crever, et je tire la langue sans cesse. Dur ! Dur !

Heureusement que mon Humain pense à me faire boire le plus souvent possible.

Vraiment, j’aime pas l’été. Je regrette le temps où je pouvais jouer dans la neige...

Je suis vraiment claqué. J’ai pas envie de bouger. Fichez-moi la paix avec vos promenades. J’ai chaud, j’ai chaud ! Non, je veux rester là, affalé.

J’ai pas faim. Non, n’insistez pas... Pas envie d’avaler la moindre bouchée. Non je ne bougerai pas. Hé ! Ha ! C’est quoi ce truc qu’elle m’enfonce sous la queue, mon Humaine ? Arrête ! C’est pas drôle du tout... Ah ! Ça y est, elle a fini par comprendre. Elle le retire son bidule. Ouf ! Qu’est-ce qu’elle lui dit, là, à mon Humain ? C’est pas un mot que j’ai appris, ça. « Quarante et un dixième ». Ça veut dire quoi ? En tout cas, ils ont l’air tracassés, tous les deux. Les voilà qui me caressent, et me grattouillent derrière les oreilles, et me chuchotent des mots gentils.
Mon Humaine lui dit un autre mot que je ne comprends pas, à mon Humain : « piroplasmose ». Je crois que c’est ce truc-là qui me rend tout chose et tout paresseux, et qui me coupe l’appétit.
Tiens, voilà un humain que je ne connais pas. Il me tripatouille partout. Aïe ! Aïe ! Mais il est cinglé, celui-là ! Pourquoi il me pique comme ça ? Ouille ! Ça brûle !
Le lendemain matin. Je me sens mieux. J’aurais même comme qui dirait un petit creux à l’estomac. Et là, vous savez ce qu’ils m’apportent, mes Humains ? Une espèce de pâtée mille fois meilleure que mon régime habituel... Miam... C’est pas si mal, d’être malade, après tout ! Surtout que depuis plusieurs jours on ne voyage plus, alors de toute façon je m’ennuie un peu. Je ne sais pas ce qu’ils traficotent, les humains, il y en a toujours trois ou quatre qui tournicotent autour de la roulotte. Ils s’allongent dessous. Ils démontent les roues. Ils font du bruit avec des tas d’outils. Des fois, il y en a un qui s’arrête, qui me caresse et qui me parle avec des mots que je ne connais pas du tout. Je comprends quand même que c’est gentil. Je crois que c’est pour me plaindre un peu : je reste là, allongé, sans bouger...
Mais quand même, maintenant, je me sens de mieux en mieux. Tiens ? Aujourd’hui, il n’y a plus personne qui vient tripoter la roulotte. Alors... On repart bientôt ?

Altaï, le 16 Juin 2015

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