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En Roulotte pour l'Aventure !
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La vie quotidienne en hiver 2/03/2015

Le chauffage

Bien sûr, l’hiver, c’est la première question qui vient à l’esprit des personnes rencontrées : « Vous n’avez pas froid, là-dedans ? »
Ben non ! On aurait même plutôt trop chaud ! La roulotte est petite, bien isolée, et dès que le poêle est en route, ça monte très vite à plus de 30° !

Deux moyens pour réguler un peu la température : ouvrir plus ou moins la porte,

et mélanger du bois humide au bois sec.

Comme chacun sait, la chaleur monte. Donc, le bas de la roulotte reste assez frais (si on a trop chaud, on peut aussi... se mettre à quatre pattes !) L’avantage ? La nourriture, stockée dans les « placards » tout en bas, n’a jamais trop chaud.
Dès que le feu meurt, par contre, la température peut descendre vite. On n’ose pas bourrer le poêle la nuit avec une grosse bûche : notre détecteur de CO s’est quand même déclenché 3 ou 4 fois.

Mais s’il allait tomber en panne et qu’il y ait une fuite de CO dans la nuit ? On ne sait jamais... Donc, le soir, on laisse le poêle s’éteindre. Si la température extérieure tombe à -7° (c’est arrivé), on a +1 ou +2° dans la roulotte au petit matin. Oh ! Sous la couette, plus une couverture bien chaude, et blottis l’un contre l’autre, on n’a pas froid du tout ! Mais qui c’est qui s’y colle pour sortir le premier et très vite allumer le poêle ? Ben Oswald, neuf fois sur dix !

Et faire du chauffage, ça veut dire :
Récupérer du bois

Le scier

Le fendre

Le stocker

La popote

Là, deux solutions : le poêle, et le réchaud multicarburant. Parce que le petit feu de bois dehors, ce n’est plus trop de saison. Enfin, ça pourrait, pourquoi pas ? Mais on a trop la flemme !
Le poêle nous mitonne d’excellentes petites fricassées, ou des soupes bien mijotées.

Il nous sert aussi de grille-pain.

Le réchaud, du coup, on ne peut plus le poser sur le poêle, comme en été. On a donc acheté un sous-réchaud, qui résiste à une température de 300°, et on pose le tout sur le plan de travail.

Le réchaud nous sert plutôt le matin, si on veut se faire un petit thé ou café avant que le poêle ne soit chaud, ou à l’arrivée d’une étape, si on a envie d’un truc chaud et qu’on a la flemme d’allumer le poêle tout de suite. Bien sûr, on mange dans la roulotte.

Excepté en quelques occasions où il a fait si beau qu’on a pu manger dehors

Pour la nourriture, on ne va pas faire fondre le porte-monnaie. L’Italie, c’est le pays des cadeaux : lait, pâtes, riz, fruits, gâteaux, fromages, légumes, confitures, miel, pain, charcuteries, polenta, vin (beaucoup trop pour Oswald tout seul) bière (ça, il ne crache pas dessus !) tisanes (Eh ! Oh ! Faut un peu penser à moi, quand même !) On nous a même offert une boisson pétillante sans alcool, de couleur brune et de fabrication garantie italienne, paraît-il bien meilleure que la fameuse boisson américaine. Ça n’a pas été tout à fait l’avis d’Oswald. Les réserves dans la roulotte ne fondent pas : elles se reconstituent au fur et à mesure qu’on les avale !
Merveilleuse Italie !

À l’autre bout du tube digestif

Pour les nuits d’hiver un peu frisquettes, ou pour le cas d’une envie pressante au beau milieu d’un village, on avait prévu le joli récipient baptisé poétiquement par Oswald : « calice de délivrance ».

Le récipient en question ne nous aura pas fait grand usage : après 3 semaines d’utilisation peu intensive (on n’a pas encore eu de nuit très froide et les stationnements sans cachette possible ont été rares) le voilà déjà fendu.
Heureusement, sur une brocante à Avigliana, Oswald a déniché un bon vieux pot de chambre bien costaud qui fera tout aussi bien l’affaire.

Pour le petit pipi, pas de problème. Mais la grosse commission ? En cas d’urgence ou sans petit endroit possible à l’extérieur, tapisser le récipient avec une bonne épaisseur de papier journal, bien emballer la chose une fois qu’elle est faite, et hop ! dans l’incinérateur (le poêle). La première fois qu’on a essayé ce truc-là, on avait un peu peur. On avait tort : aucune odeur dans la roulotte. Ça crame très bien.

Pour le dehors, bien sûr, les torche-culs écologiques se fond plus rares, et plus froids. Quand il gèle, c’est carrément... Alors tant pis, c’est PQ quand même. Mais attention ! Pas jeté dans la nature, hein ! Emballé dans du papier propre, ramené à la roulotte, et jeté au feu dans le poêle allumé.

La lessive

Alors là... La lessive dehors, à la main, dans les seaux ou la rivière... C’est nettement moins drôle qu’en été. Donc je fais chauffer de l’eau sur le poêle, pour laver le petit linge qu’il faut nettoyer souvent - des fois, c’est Oswald qui s’en charge, même ! Ça c’est un mec ! Un vrai !
Pour le reste, on empile dans le sac à linge sale, et on attend une bonne âme qui possède une machine à laver. Et ça se trouve, figurez-vous ! On n’a jamais été débordés. Parfois, la bonne âme a aussi un sèche linge, et c’est parfait. D’autre fois, ben on s’débrouille avec les moyens du bord, mes braves gens :

La toilette

Pour moi, pas de problème : une petite bassine en plastique pleine d’eau chaude me sert de lavabo. Un gant de toilette, du savon, un bon débarbouillage. On change l’eau pour le rinçage, une douce serviette pour s’essuyer, et le tour est joué. Comme le poêle est en route juste à côté, faire chauffer l’eau n’est pas un problème.

Pour Oswald, ça a été nettement moins drôle. Il a une phobie plutôt bizarre, le pôvre ! Il est allergique aux gants de toilette ! Sous la douche, il se savonne à la main, la douche coule et ça le rince, bon. Mais à l’intérieur de Kaplumbağa, pas question de faire couler de l’eau partout. Ce « truc », cette « horreur », il appelle ça un « gant de chiotte ». Quand je lui en ai demandé la raison (ben oui, j’avais pas l’esprit assez vif pour comprendre), il m’a juste répondu : « C’est quoi, qu’on appelle « les toilettes » ? Au fond, il a raison. C’est bizarre, quand même, le même mot pour deux choses si différentes ! Ah ! Non ! Pas tout à fait le même. Il y a LA toilette et LES toilettes.
Bref, après bien des tergiversations, Oswald s’est converti quand même, du bout des doigts et avec des mines dégoûtées, à l’immonde « gant de chiottes ».
Et pour que ses joues soient bien douces, il utilise la même petite bassine-lavabo, un miroir, un savon. Et... un « gant de chiottes » pour se savonner la barbe avant rasage. Pas tous les jours, hein ! Juste quand je commence à râler parce que ça pique vraiment trop.

Et rassurez-vous, on a quand même assez souvent l’occasion de prendre une VRAIE douche !

La vaisselle

Quand il ne fait pas trop froid, on la fait dehors, dans un seau. C’est la plupart du temps Oswald qui s’en charge. Quand il gèle, ou quand il pleut, ou quand on doit faire très attention à ne pas gaspiller l’eau (ça arrive quand on bivouaque en pleine cambrousse : on s’arrête là ou on trouve de l’eau pour les juments, mais quant à l’eau potable... il faut faire avec nos petites réserves !) c’est moi qui lave la vaisselle avec la technique « Anne », qui épate Oswald. Je mets un tout petit peu d’eau au fond d’un bol, je mouille un morceau de sopalin, je frotte l’objet à laver, ensuite j’essuie avec un autre bout de sopalin bien sec. Je vous assure que c’est propre. Si la vaisselle est un peu plus sale, j’ajoute du vinaigre dans l’eau. On garde le liquide vaisselle (100 % biodégradable) pour la « grande vaisselle » quand il fait beau dehors.

Notre chère petite santé

Ce serait mieux si on pouvait éviter de tomber malade. Donc, on essaie de faire ce qu’il faut pour. Jusque-là, tout va bien, hormis un petit coup de barre bien compréhensible de temps en temps. Pas de grippe, même pas un rhume... Touchons du bois, le printemps arrive !
Pour ça, encourager le corps à se défendre par lui-même.
Alors, la bonne vieille huile de foie de morue. Une cuiller à soupe par jour. Je culpabilise un peu. Pauv’ morues trop sur-pêchées... Oswald, pas du tout ! Il trouve ça trop bon pour avoir des remords, et avale sa cuillerée comme s’il avalait, un caramel, les yeux brillants de gourmandise, et désolé de n’avoir pas droit au rab !
N’oublions pas les oligoéléments, cuivre, or, argent
et l’extrait de pépins de pamplemousse
qui stimulent efficacement les défenses naturelles de l’organisme.

La condensation

Ah ! La condensation ! À l’intérieur de notre toute petite roulottine !
Sur la fenêtre arrière, qui a des volets, aucun problème. Mais sur les hublots... Nous avons essayé de suspendre un « volet » en caoutchouc. Ça fonctionne : avec le « volet », la vitre reste sèche. Au hublot bâbord, c’est à la portée d’Oswald d’accrocher ce « volet » chaque soir et de le décrocher chaque matin (bien que ça se soit assez vite transformé en corvée assez rasoir). Mais côté tribord, le hublot est trop haut. Pour faire la même chose, il faudrait un escabeau. On ne va pas s’encombrer de ça. Que faire ? Chaque matin, la vitre est tellement mouillée que l’eau dégouline et tombe sur le plan de travail. D’autre part, si on réfléchit bien... Admettons que l’on trouve une astuce pour empêcher l’humidité de s’accumuler sur les vitres. Elle sera là, et bien là quand même. En suspension à l’intérieur de Kaplumbağa. Donc, finalement, ne serait-il pas plus sain de la laisser tranquillement se condenser sur les hublots ?
Solution trouvée. Nous abandonnons carrément l’idée du « volet ». Le soir, on roule un boudin de papier journal qu’on coince au bas de la vitre. Il joue un rôle d’éponge et absorbe l’eau qui coule vers le bas, empêchant qu’elle ne s’étale sur les plans de travail. Le matin, on applique une feuille de papier journal sur la vitre toute mouillée. (Vive la Stampa ! Elle a tout pile la dimension voulue !) Lorsque le journal a absorbé l’eau, on l’enlève, on finit d’essuyer la vitre d’un coup de chiffon, et le tour est joué.

La condensation se produisant sur une surface imperméable à l’eau quand la température de chaque côté de cette surface est très différente, nous avons eu aussi une drôle de surprise. De nombreuses personnes nous ayant offert des bouteilles de vin, nous n’avons rien trouvé de plus malin que de les stocker avec nos vêtements. Côté Oswald. Un matin qu’Oswald me demandait de lui sortir un maillot propre, surprise ! Le maillot était trempé. Pourquoi ? Condensation sur les bouteilles de vin !!! Solution ? Désormais, j’emballe les bouteilles dans une bonne épaisseur de papier journal, afin de les isoler et d’éviter les écarts de température trop importants. Et puis je les range, serrées les unes contre les autres, dans un cabas, afin de les tenir séparées des vêtements. Depuis, plus de problème.

Le plus grave ennui qu’on ait eu avec la condensation, on ne l’a pas immédiatement détecté. C’était... sous le matelas ! Le fond du lit est une plaque de contreplaqué sans aucune aération. Sous le matelas, j’avais étalé une grande couverture, pliée en deux, de façon que le matelas ne repose pas directement sur la planche. Au début de l’hiver, alors que je changeais les draps (nous nous trouvions à Avigliana) je me suis aperçue en soulevant le matelas que la couverture en question était très humide, et qu’elle moisissait. Panique d’Oswald, qui a une peur bleue des moisissures. On ne maîtrise pas toujours ses phobies. Y’en a, c’est les souris, d’autres, c’est les serpents, lui, c’est les moisissures (je ne parle pas de l’histoire des « gants de chiotte » qui tient plus du théâtre que de la vraie phobie)
On sort le matelas, on l’aère, on sèche la couverture. Pour nous, elle est irrécupérable, mais elle servira à Altaï pour remplacer le tapis qu’il a déchiqueté.

Filipo nous a autorisés à démantibuler des palettes, afin de confectionner un sommier. Pfft.... Fatiguant, comme boulot ! Une petite pause de temps en temps, ça ne fait pas de mal !

Voilà. Sommier de fortune, qui laissera une couche d’air sous le matelas, recouvert d’une bonne couche de carton, puis d’un tissu protecteur.

Notre nouveau lit est terminé. Nous n’aurons désormais plus de problème.

Vêtements et chaussures

Il a fallu sortir gros manteaux et chaussures fourrées, bien entendu. Tout cela était soigneusement rangé et empaqueté sous le lit, mais maintenant, on a sans cesse besoin de les avoir sous la main. C’est un peu le bazar, dans la petite Kaplumbağa ! On a donc dû procéder à quelques aménagements. Parce que les grosses chaussures pleines de boue qui traînent dans un espace aussi restreint, ce n’est pas vraiment génial !
À l’intérieur, le porte-manteau nous sert naturellement bien plus qu’en été.

À l’extérieur, Oswald a confectionné de jolis porte-chaussures en bouleau, qu’il a vissés sur la porte.

Quand on roule

Premièrement, on évite de rouler par temps de neige. Deux fois quatre jours dans l’hiver, à Fiano, puis à Liconasco. Coup de chance, les deux fois, nous étions stationnés à un endroit où il nous était loisible de ne pas bouger.

On est moins pressés de partir que pendant l’été, où l’on préfère éviter les heures de grosse chaleur. En hiver, si on part entre 10 h et midi, c’est bien. Par contre, l’après-midi, c’est trop tard : comme la nuit tombe tôt, il faut qu’on ait trouvé un emplacement bien avant le coucher du soleil. Aucune envie d’être obligés de rouler de nuit. Trop dangereux.
Donc, les jours de départ, Oswald se lève à six heures. Il met à sonner l’abominable réveil ! Je hais cet engin... Oswald, donc, se lève, allume le feu, va promener le chien et revient préparer le petit déjeuner, pendant que je flemmarde encore un peu. (Ce sera son tour de rester tranquillement assis sur le siège du passager pendant que je me bagarrerai contre les juments pour les obliger à rester au pas !)
Donc, petit déjeuner copieux. Puis Oswald prépare les harnais pendant que je range et que je cale tout dans la roulotte. Routes chaotiques italiennes obligent.
On attache les juments, on les panse. Noé pour Oswald, Océane pour moi. Oswald va démonter et ranger la clôture. Pendant ce temps, je chausse les pieds de Noé, plus rarement ceux d’Océane qui marche pieds nus la plupart du temps.

Puis je garnis avec les sellettes et le reculement. Pas facile quand il fait froid. Le matériel est plus raide. Avec les gants, je suis maladroite, et sans les gants, j’ai froid aux doigts ! Quand Oswald en a terminé avec la clôture, il revient poser les colliers. Là, je vais me répéter : c’est la même chose qu’en été : mon dos blindé m’interdit de lever les bras très haut, surtout avec un certain poids au bout. Donc, la pose des colliers, je ne peux pas. Je ne peux même plus, ou très difficilement, brider toute seule. (Au début du voyage, ça m’énervait. Maintenant, j’accepte la chose avec philosophie.) Oswald est obligé de me donne un coup de main.
C’est à ce moment-là qu’on fait grimper Altaï à l’intérieur de la roulotte et qu’on l’y attache,

sauf si la route est assez petite pour qu’on lui permette de courir en liberté.
Enfin je pose les guides, et on amène les juments devant la roulotte. Oswald reste à leur tête pendant que j’attelle et que je croise les guides intérieures. C’est à ce moment-là que Noé, sentant le départ proche, commence à gratter du pied et à s’impatienter !

Vite, vite, je grimpe à mon poste, ajuste les guides, pose le pied sur le frein. Quand je tiens bien les demoiselles, Oswald enlève les cales, et en route.

À l’arrivée, j’ai le dos plutôt en compote, mais il faut encore dételer, attacher les juments. Je dégarnis pendant qu’Oswald monte la clôture. Ensuite remplir l’abreuvoir et lâcher nos deux mémères qui premièrement : font pipi, et deuxièmement : se roulent avec délices.

Et enfin, ouf ! On peut casser une petite croûte. Parfois il est vraiment tard. 17 h, admettons. Alors là, je prépare carrément le dîner, on mange vers 18h.
Si le besoin s’en fait vraiment sentir, une fois le feu allumé et la roulotte bien chaude, j’ai droit à un bon massage à l’huile d’arnica.
Après quoi, c’est à VOUS que nous pensons, VOUS qui êtes bien baignés dans votre train-train quotidien et qui vivez nos aventures par procuration. Donc, je m’installe le plus confortablement possible, et...

Quand à Oswald, c’est lui qui trace sur la carte notre parcours, y pique l’épingle indiquant notre halte, et rédige le petit texte résumant notre étape.

On se fourre au lit de bonne heure, et on bouquine. En général, je fais la lecture à haute voix. J’adore ça, Oswald trouve que c’est moins fatiguant d’écouter que de lire lui-même, et ça nous permet de partager nos points de vue et d’en discuter. Nos lectures ? Assez variées. On s’est envoyé les œuvres complètes de Nicolas Bouvier. On a lu Clarissa Pinkola Estes, des trucs sur l’équitation éthologique, Krishnamurti, un poème de Lorca de temps à autre, Le voyage au bout de la nuit de Céline... en ce moment, on est plongés dans Jack London. Oswald ne connaissait ni Croc-Blanc, ni l’appel sauvage, ce qui manquait quand même à sa culture. Sur la lancée, on a continué avec le peuple de l’abîme et en ce moment même « en rire ou en pleurer ? » Ce London ! Il a pondu vraiment des textes sur toutes sortes de sujets. On se demande pourquoi London = Croc-Blanc. Ce n’est pas que c’est mal, Croc-Blanc. Mais enfin London a écrit beaucoup de choses plus profondes...
Quand Oswald lit tout seul, c’est en Allemand. (Sa langue natale lui manque quand même beaucoup). Kafka, par exemple. En ce moment, « Papalagi » Celui-là, vraiment, on le recommande chaudement. Il a été traduit en français, et on l’a même trouvé en italien. Ça date des années 20. Un chef d’une des îles Samoa est venu en Europe. De retour chez lui, il essaie de décrire à son peuple ce qu’il a vu et ressenti. Très drôle, et de quoi faire réfléchir.
Eh ! Comment vous faites pour lire tout ça ? Eh ben la liseuse électronique, voyons ! En voyage, c’est bien pratique, il faut le reconnaître, même s’il manque le contact et l’odeur du papier. Ma foi, quand on est plongé dans le vif du sujet, on en oublie le support. 5000 bouquins dans le format d’un carnet !
De quoi satisfaire les plus boulimiques. En « vrai livre » on a quand même Bouvier (notre grand chouchou à tous les deux), Pinkola-Estes, un dictionnaire (Larousse), « Poema del cante jondo » de Lorca, et le merveilleux « techniques du voyage à cheval » d’Emile Brager, qui, en plus d’être excellent au niveau technique, nous plonge dans un total bonheur de lecture. Savoureux. On le déguste à petites bouchées, et on y revient sans cesse !

Quand on ne roule pas

Grasse matinée, feu de bois et belles rencontres !

Anne,
2 Mars 2015

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