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Le pont épique 1/02/2015

Premier Février 2015 : pont sur le Ticino

Donc, après moultes discussions et tergiversations, après moults avis contradictoires des vigili (policiers) et des gens du cru, nous décidons d’aller y voir de plus près. Si l’accès au pont est impossible, on fera demi-tour, et route vers Vigevano. Dans le cas contraire, c’est trois ou quatre jours de gagnés. La plupart des personnes que nous croisons n’ont aucune idée de ce que l’on peu faire ou pas avec la roulotte. Mieux vaut donc se fier à nos propres yeux. L’un des policiers croisés a fait la grimace, nous prévenant d’une forte déclivité. D’autres doutent en raison de la hauteur de la roulotte.
Bref. Allons-y.

Un rond-point. De nouveau ce panneau interdisant le pont aux plus de 3,5 T (nous ne les atteignons pas) et aux véhicules de plus de 2,70 m. Kaplumbağa en toise 2,80. J’imagine qu’il existe une petite marge de sécurité. Un flic croisé avant-hier nous a dit (si nous avons bien compris !) qu’on peut se déporter et passer à côté de la barrière. Les panneaux préviennent que le pont est en travaux, et les avertissements ne semblent concerner que le temps des travaux. On peut donc penser que ce n’est pas le pont lui-même qui est en hauteur limité, mais seulement une barrière à l’entrée pour interdire l’accès aux gros bahuts. Mais sur ce rond-point, nouvelle mise en garde : « ICI, VOTRE DERNIÈRE POSSIBILITÉ DE FAIRE DEMI-TOUR »
Hum, hum ! Allons-y gaiement.
On approche. Nouveau panneau, très rassurant.

Tiens, le Ticino doit être à « marée basse ». Pour voir un paysage pareil, les crues sont sûrement assez spectaculaires, quand ça s’y met !

Le pont approche. Qu’est-ce qui nous attend ? D’un coup, à la vue de la bête, je réalise qu’il s’agit du fameux pont sur bateaux dont nous avait parlé Luciano ! Cette idée-là nous était sortie de la tête, on n’y pensait plus du tout ! C’est en l’apercevant que tout nous est revenu en mémoire.

Impressionnant quand même !

Mais... la barrière est ouverte ! Enfin, la demi-barrière, plus exactement. C’est probablement ce à quoi avait dû vouloir faire allusion notre flic d’avant-hier. (Heureusement : la barrière baissée est trop basse pour la roulotte !) Hourrah ! ÇA PASSE !!!

Ça passe ? Ah bon ? Hum ! Hum ! C’est quoi cette grille en fer ? Ça a l’air de descendre raide ! Et comme anti-dérapant, on a trouvé mieux. Pour des pneus, sans doute... mais pour les sabots des juments...

Bon, si une voiture passe... Pourquoi pas une roulotte ?

T’es sûre qu’il faut s’engager là-dessus ?????

Doucement, doucement, doucement, les filles ! Vous voyez, là, là, là, c’est très bien ! Très très bien !

Première difficulté brillamment surmontée.
Mais là... Ce truc en bois... Ça fait un drôle de bruit ! C’est plein de trous ! Faut vraiment continuer ?

Ben on n’a plus vraiment le choix, les louloutes ! Doucement, doucement...

Depuis la plage de galets, les promeneurs nous regardent avec émerveillement ou perplexité. On n’entend pas leurs commentaires. On peut seulement imaginer.

Oswald admire le paysage et prend quelques photos.

Personnellement, je n’ai pas trop le loisir de me préoccuper du paysage ! Je me concentre totalement sur les juments. Je les rassure et je les encourage de la voix. Elles sont incroyables ! Parfaitement conscientes du danger, et d’une prudence extrême. Si j’avais vu tous ces trous avant de passer... Est-ce que j’aurais osé ? Océane et Noé prennent grand soin de l’endroit où elles posent le pied. Je frissonne en songeant à se qui se passerait si un sabot restait coincé.

Bon, c’est pas fini ! Maintenant, il faut se lancer dans la remontée grillagée à la sortie. Je suis prise d’un doute, d’un seul coup ! Et si à l’autre bout la barrière n’est pas levée ? S’il fallait se farcir un demi tour sur le pont, et refaire la traversé en sens inverse ? C’est ça qui serait drôle !

Bon, si une voiture passe... Pourquoi pas une roulotte ?

Juste pour savoir... C’est fait comment, SOUS le pont ?

La demi-barrière, à la sortie, était ouverte aussi. Ouf ! Elles sont passées !!!
BRAVO Océane ! BRAVO, Noé ! BRAVISSIMO ! Vous êtes des championnes !

Un grand merci, Océane et Noé. On sait désormais de façon certaine que vous êtes capables d’assumer les situations délicates. Avec calme et prudence. On l’avait déjà soupçonné, le jour de la longue descente verglacée. Maintenant, c’est sûr, on peut vous faire confiance.
Nous sommes TRÈS TRÈS TRÈS fiers de vous !

Anne, le 2 Février 2015

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