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La Lance du Piémont 5/01/2015

Matin frisquet, neige partout où le soleil n’a pas réchauffé le sol.
Luciano juge que nous ne pouvons pas quitter la région sans aller voir le pont du diable, à Lanzo.

La légende de ce pont du Diable ressemble comme une sœur jumelle à toutes les légendes de tous les ponts du Diable :
Les villageois de Lanzo voulaient construire un pont pour franchir la rivière. Chaque fois qu’ils s’y essayaient, leur ouvrage s’écroulait. Le responsable du village a donc décidé de demander l’aide de Diable, qui a accepté de construire le pont en échange de l’âme du premier qui passerait dessus. Marché conclu. Seulement, quand le pont a été terminé, aucun des villageois n’a accepté de se dévouer. Jusqu’à ce que l’un d’entre eux ait l’idée d’y faire passer... une mule. Furieux, le Diable a tapé du pied si fort que l’empreinte de son pied fourchu est restée marquée dans le rocher.
Celui-ci, de pont du Diable, a été construit en 1378.
Et depuis, il résiste à toutes les crues du turbulent torrent. La technique de construction, à une seule arche, est similaire à celle de tous les autres ponts du Diable. Bien entendu, ces constructions ne pouvaient être érigées que par des professionnels accomplis ! Qui véhiculaient probablement leur histoire de Diable en même temps que leur savoir-faire. Bien entendu, ce n’est pas toujours une malheureuse mule qui franchit le pont la première. Il peut s’agir d’un cochon, d’un chat, ou de tout autre animal... Mais le fond de l’histoire, hormis quelques variantes, ne change pas.

Non loin du pont du Diable, un aqueduc a été construit au XIXème siècle, pour amener l’eau de la montagne au village.

Superbe promenade, dans le froid et sous un soleil radieux ! Le chemin un peu escarpé que nous suivons, c’est l’ancienne route ! Pas étonnant que ce soit une mule qui ait servi de proie au Diable. La rivière se prénomme « Stura ».

Oswald goûte l’eau très fraîche d’une source qui descend de la montagne.

Un peu plus loin, une bifurcation : d’antiques escaliers remontent vers le château, tandis que nous descendons en direction du pont.

Luciano nous montre la marque laissée dans le rocher par le pied du diable. Mais elle est remplie d’eau, et l’eau a gelé. Du coup, ce n’est pas très évident à reconnaître !

Le voici donc, ce fameux pont du Diable !

D’un côté de la rivière, l’eau a lissé et relissé les rochers. Sur l’autre rive, les rocs tombent abrupts, déchiquetés, résultat d’une fracture récente (géologiquement parlant !!!) de la montagne.

On traverse le pont. Au retour, puisqu’il faut de nouveau franchir la rivière pour rejoindre la voiture, on passe par l’aqueduc. Sur la porte du petit bâtiment de la société qui gère l’eau, les « diabolistes » modernes ont sévi !!!

Luciano nous emmène maintenant visiter la belle cité médiévale de Lanzo. Ce bourg était réputé pour la fabrication de ses lances. Deux lances ornent d’ailleurs le blason de la ville. De plus, si on regarde le bourg du haut de la montagne, on voit qu’il a été bâti en forme de lance. L’ancien village, en tout cas. Les maisons plus récentes qui ont poussé tout autour l’a déformé quelque peu. En tout cas, voici le pourquoi du nom de Lanzo, qui signifie, pas difficile à deviner, « lance ».
En entrant dans le village, une place de marché couvert, superbe.

Découvertes au hasard des rues.

Les crépis sont grattés avec délicatesse pour rechercher les anciennes arches sculptées.

Et pour finir, nous tombons sur la gare, qui n’a pas changé depuis le XIXème siècle.

La ligne Lanzo-Torino a été la première ligne de chemin de fer électrifiée d’Italie. Elle est toujours en service aujourd’hui. Luciano assure que cette gare-ci est une « grande » gare, et que les autres, sur la ligne, sont toutes aussi anciennes, plus petites, et plus jolies !

À la sortie de Lanzo, on photographie cette petite niche à la vierge. Depuis notre arrivée en Italie, on en voit vraiment beaucoup, un peu partout. Mais celle-ci nous a semblé particulièrement touchante, d’autant plus qu’elle est chère au cœur de Luciano, qui a construit le petit muret de pierres et planté le palmier.

Anne, le 3 Janvier 2015

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