Accueil > le Voyage > 2 Italia > Susa, du 17 au 21 Novembre 2014
rechercher:
En Roulotte pour l'Aventure !
Si ça te demange d'être informé, dès l'heureux moment où il y a un nouvel article sur ce site, tu peux inscrire ton adresse mail dans la première case ci dessous. Ensuite clique sur "inscrire".Là, tu apartiens à la secte des admirateurs de Kaplumbaga et tu recevras un mail le moment donné..
Wenn's dich juckt, immer wenn es was Neues im Schaufenster gibt, dieses auch zu erfahren, schreibe ins erste Feldchen hier unten die Adresse deines Mehlsacks rein. Jetzt klicke aufs Feldchen darunter, wo "inscrire' steht. Jetzt wird dir im gegebenen Moment stets ein Mehl rübergepudert. Prost !

.
  • Article

Susa, du 17 au 21 Novembre 2014

Nous voici donc installés pour quelques jours à Susa [prononcez « Souza »]. Nous sommes toujours un peu dubitatifs quant au pied de Noé. Elle ne boite plus lorsqu’il s’agit de se promener en broutant autour du pré, mais quand il faudra se remettre à tirer ????
Et de toute façon, nous attendons ici nos nouveaux colliers made in Amish Land. Ils ne sont arrivés chez le sellier que deux jours avant notre départ, et il n’a pas eu le temps de nous les apporter à Chalamont. Il nous a donc promis de nous les livrer ici, à Susa.
Donc, Kaplumbağa bien installée à la sortie de la citta,

nous pouvons tourner la tête dans tous les sens, ce sont des pics enneigés qui nous dominent, impassibles, dédaigneux de nos vrombissements incessants... Dédaigneux ? Vraiment ? Toutes ces hauteurs superbes sont infectées. Maisons, antennes (Ah là là ! Ces téléphones portables !!!) horribles pylônes électriques qui défigure chaque flanc... Comment deviner ce que peuvent bien en penser les montagnes ? Pourtant, la blancheur des lignes de crête se détache avec une pureté incroyable sur le bleu profond du ciel. Trait de pinceau d’un artiste chinois...

Noé et Océane bien installées.

Derrière le pré où pâturent les juments coule une rivière. La Dora Riparia.

Notre rive est longée par un chemin frangé de minuscules jardins tout en longueur.

Où survivent encore, malgré la saison très avancée, quelques aubergines,

et une courageuse tomate cerise, étincelante au milieu de ses feuilles fanées,

Certains puisent l’eau ou fabriquent du jus électrique avec un drôle de bricolage éolien et solaire.

L’autre berge est cimentée de gris. Marche au pas, la Dora ! Pas de bêtises, avec tes crues ! De l’autre côté de la rivière, la COOP où nous allons nous approvisionner en longeant ce sentier jusqu’au pont. Altaï est ravi ! Il aime toujours autant patauger.

Le jour de notre arrivée, il pleuvait. Mais ensuite, nous avons eu droit chaque jour à un ciel tout bleu. Gelées le matin, puis montée très rapide des températures aussitôt le soleil levé, pour arriver à 18° ou 20° entre midi et quatorze heures. Si bien que nous avons chaque jour déjeuné dehors !

Mais attention ! Dès 15 heures, le soleil disparaît derrière les montagnes, et la température se remet à chuter à toute vitesse !

Voulez-vous flâner avec nous, profiter de ce beau temps d’arrière-saison ?
Musardons d’abord le long de ce canal, de l’eau volée à la rivière sauvage pour alimenter une petite centrale hydroélectrique.

Allons poster notre courrier – à vrai dire assez peu étoffé, étant donner que le courriel concurrence gravement la poste (prononcez « posté ») On a un peu peiné à découvrir ces boîtes à lettres !

La plupart des rues sont pavées, même celles qui ne sont pas piétonnes.

Et dans tous les coins sont placardées ces annonces mortuaires. Annonces de décès, d’enterrements, d’anniversaires de morts, de « ne pouvant répondre individuellement à tous ceux qui nous ont exprimé leur sympathie », de messes dites « en la mémoire de ».

Alors là, on a pensé à tous les petits garçons français qui sont encore à l’âge « caca-boudin », et qui vont sûrement bien rigoler en voyant le nom de ce bistrot ! (Ouais, mais zut ! Il faut prononcer « dzi dzi ».) Eh, les mômes ! Vous voulez qu’on vous révèle un secret ? Le code WIFI, ici, pour pouvoir accéder à Internet, eh ben c’est ZIZIZIZI. Promis-juré !

Bon, allez, ça suffit ! Maintenant il en faut un peu pour les grandes personnes sérieuses. On va commencer par la mairie :

Et maintenant, si vous voulez, suivez-nous de rue en rue...

Jusqu’au très vieux quartier où l’on découvre quelques belles ruines romaines, pour les amateurs du genre.

Parce que nous... L’aqueduc, bon, d’accord !


Mais les arcs de triomphe... Bof !

Ah ces fameux colliers !!! On écrira peut-être un jour un article sur toute cette aventure, mais ce n’est pas le sujet du jour. Donc, ils sont enfin là.
Ça sent le départ...
Et de toute façon, on n’a pas le choix : un employé municipal est venu nous dire que nous ne devions pas nous éterniser ici !
Donc en ce beau Vendredi matin ensoleillé (nous sommes arrivés au 21 Novembre), tandis que Oswald sort les harnais pour garnir les juments,
SURPRISE !
Nous voyons arriver Ariane !!! Elle vient de passer une semaine en Crête, avec une copine prénommée Sylvie. Elles roulent sur le chemin du retour, qui passe justement par Susa ! Les pauvres, elles sont frigorifiées ! Hier encore, elles se baignaient dans les eaux Crétoises, et ce matin, il est encore trop tôt pour que le soleil ait eu le temps de chasser le gel. On les invite à prendre une tisane dans la roulotte, pour les réchauffer un peu. À l’intérieur de Kaplumbağa, on a 26° ! Notre petit poêle à bois fonctionne trop bien. Après quoi nous présentons Océane, Noé et Altaï à Sylvie (Ariane les connaît déjà, bien sûr).

Et puis nos routes se séparent.
Une boule au ventre, j’attelle les juments. Oh, Noé, Noé, comment vas-tu marcher ?

Anne, 22 Novembre 2014

2013-2017 Tête de Mulet
| | Suivre la vie du site  RSS 2.0 | SPIP | Valid XHTML 1.0 Transitional